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« Les Vieux Fourneaux : T5 bons pour l’asile » de Lupano et Cauuet

Je viens de terminer (en de relire encore une fois! avant de le rendre à la bibliothèque) ce dernier opus:

Les Vieux Fourneaux T5

 

Résumé :

 

Retour à Paris pour Antoine, Mimile et Juliette.

Le plan est simple : ramener Juliette auprès de sa mère, puis filer au Stade de France pour assister au match de rugby France-Australie. C’est du moins ce qui est prévu…

Mais, désireuse de voir son père et son grand-père se rabibocher, Sophie les oblige à s’occuper ensemble de Juliette jusqu’au lendemain. Mimile ne peut donc compter que sur Pierrot pour l’accompagner au match. Or, Pierrot l’anarchiste mène un nouveau combat : il s’est engagé en faveur des migrants. Alors vous pensez bien qu’assister à un match opposant la France, qui refuse d’accueillir les migrants, à l’Australie, qui ne pense qu’à les entasser dans des camps, bafouant ainsi les droits de l’homme, c’est hors de question ! Mimile n’a plus pour seule compagnie que ses désillusions…

Et si lui aussi était bon pour l’asile ?

 

Ce que j’en pense   

 

Ma critique sera brève, pour une fois! mais l’enthousiasme est toujours là…

Encore un tome savoureux ! je m’éclate toujours autant avec ces vieux compères qui sont devenus les miens…

Laisser Juliette avec son Papoutch (son arrière-grand-père) et son grand-père pour qu’ils se rabibochent ce n’était pas peut-être pas l’idée du siècle mais cela donne lieu à des scènes comiques.

Pierrot qui manifeste devant une banque suisse avec ses complices et tout le monde se fait coffrer, d’où une garde à vue géniale qui permet de faire la connaissance de Patate…

Le tout sur fond de match de rugby au stade de France, sur fond de danses océanes…

 Une mention spéciale pour la plaque de l’hôtel de Fanfan (ex île de la tortue) :

Dave HIOCK et Demi GRANTS

GLOBAL TRADE

INVESTISMENTS EXPERTISE

 

J’ai beaucoup ri encore et adoré! peut-être suis-je aussi bonne pour l’asile comme eux!

 

Extraits

 

Les Vieux Fourneaux T5 planche 1

 

On a réfléchi, et on s’est dit :quand c’est le Qatar qui rachète les musées, les plages privées et les clubs de foot, personne ne crie à l’invasion arabe. Tout le monde est content.

Donc ce ne sont pas les étrangers qui font peur, ce sont les étrangers pauvres.

 

Hugo Boss ? Mais ça vaut cher !

Oui, enfin euh, ils sont comme qui dirait un peu… tombés du camion…

Vous les avez piqués ?

Disons qu’on a estimé qu’après avoir habillé les nazis des bottes à la casquette, Hugo Boss pouvait bien fournir quelques costumes gratos à des nécessiteux basanés… C’est de bonne guerre.

 

C’est peut-être ça, la France. On se trouve glorieux dans la défaite, ce qui nous rend quasi invincibles.

Lu en janvier 2019

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« Les Vieux Fourneaux T4 La magicienne » de Lupano et Cauuet

Place à la BD aujourd’hui avec le T4 des aventures de mon trio préféré et de leurs acolytes :

Les Vieux Fourneaux T4

 

Résumé de l’éditeur :   

 

Les Vieux Fourneaux raconte les aventures de trois septuagénaires, amis depuis leur plus tendre enfance : Antoine, Émile et Pierrot. Chacun a suivi sa route, chacun a fait ses choix, chacun a fondé (ou pas) une famille. Séquelles, souvenirs, fragments de vies (presque) passées.

Il reste pourtant à ces trois-là de belles choses à vivre, et une solide amitié chevillée au corps. Les Vieux Fourneaux, à travers d’incessants va-et-vient entre les années cinquante et les années 2010, raconte sur un mode tragi-comique notre époque, ses bouleversements sociaux, politiques et culturels, ses périodes de crise.

 

Ce que j’en pense   

 

Quelle joie de retrouver les compères !

La petite-fille d’Antoine, Sophie, est en train de terminer sa tournée « les loups en slip », et c’est lui qui veille sur Juliette pendant les spectacles.

En rentrant au bercail, la fourgonnette rouge tombe en panne. Source d’une série de petits ennuis : réparation du véhicule mais aussi du toit (les artisans s’engagent puis ne donnent plus signe de vie !

Et soudain, grande nouvelle, une ZAD a été érigée sur le terrain que Berthe a vendu au labo Garan-Servier : on a découvert une sauterelle rare la « magicienne dentelée » qui est une espèce protégée. Ceci donne lieu à des échanges savoureux dans le village…

Et bien-sûr la bande « ni yeux ni maître » en profite pour débarquer, Pierrot en tête, pour soutenir l’occupation des lieux…

On croise en route, les zadistes, les chasseurs, un bel entomologiste tout en cheveux, et Antoine fidèle à son rôle de défenseur des travailleurs, sans oublier Berthe circulant pied sur l’accélérateur dans sa nouvelle voiture : une Chrysler 300H rouge de 1962 comme celle de Marilyn Monroe…

Les dialogues et les dessins sont toujours aussi bons, et mine de rien, les auteurs abordent des thèmes de société très actuels.

J’ai beaucoup ri, comme d’habitude et j’en avais besoin alors je réserve le T5!

 

Extraits

Les Vieux Fourneaux T4 planche 1

 

Quelques dialogues savoureux :

 

« Bande d’égoïstes !

Les champignons, la Chope ! C’est bien la France, ça !

Vous passez votre temps à râler que rien ne change, et quand ça change, vous gueulez que ce ne sera plus comme avant !

Eh ben quoi ? On veut le changement dans la continuité. C’est notre droit.

Ben, je vais aller leur expliquer moi, aux babas cools, ça va pas traîner ! et tu vas voir, ta continuité !

 

Ou encore :

 La vache, ça a l’air violent la fédération de chasse !

Si vous saviez !! vous connaissez Guimauve Frombze ?

 Gui comment ?

Guimauve Frombze , la série télé avec les dragons !

 Gu… Ah ! game of thrones ?

 

Encore un petit dernier pour donner envie d’ouvrir cette BD :

 

… on vient défendre la magicienne dentelée, je te signale ! tu te rends compte qu’elle se reproduit par clonage ? Arno en a fait des recherches, et…

Ben, elle nous emmerde ta magicienne dentelée ! elle peut aller se cloner le fion dans le champ d’à côté et pas freiner la reprise économique !  

 

Lu en décembre 2018

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« Les Vieux Fourneaux T3 Celui qui part de Lupano et Cauuet

Place au troisième volume de cette belle épopée avec :

 

Les Vieux fourneaux T3

 

Quatrième de couverture   

 

« Plutôt crever !

ils ont engraissé les banques toute leur vie comme des esclaves pour se payer leur petit pavillon de merde et leur piscine, qu’ils comptent pas sur moi pour venir leur racler la véranda »

 

Ce que j’en pense   

 

Quel plaisir de retrouver les tontons (pardon, les papys) flingueurs !

L’aventure démarre sur les chapeaux de roues : Pierrot déguisé en abeille, pour manifester contre l’emploi des pesticides et autres joyeusetés fabriqués par les lobbies phytosanitaires tout puissants qui ont le droit d’empoisonner le monde en commençant par les abeilles !

Hélas, la manif tourne mal et il se retrouve avec ses potes de « Ni yeux, ni maître » en garde à vue.

Pendant ce temps, Mimile et Antoine luttent contre le dégât de eaux dans la maison de Sophie dont la toiture fuit de partout… La jeune femme leur a confié sa fille et la petite se met à pleurer. Mimile se précipite et glisse dans l’eau…

Entre temps, sa voisine Berthe, ennemie de longue date, l’appelle au secours car les moutons sont emportés par la pluie, d’où une scène d’anthologie entre Berthe et Antoine, la rancune et la haine sont tenaces !

C’est le moment que choisit un homme, ne s’exprimant qu’en anglais et qui chercher à retrouver un ancien pote, la Biouche !

Pour ce tome 3, on apprend beaucoup de choses sur le passé de Mimile, ancien rugbyman, qui était parti faire carrière en Australie et y était resté… ainsi que sur les origines de la brouille tenace avec Berthe.

Les personnages sont toujours aussi bien croqués, les dialogues savoureux…

J’ai eu un immense moment de plaisir pendant cette lecture, car ces trois larrons et leurs copains me plaisent  toujours autant… vivement le tome 4

https://www.bedetheque.com/BD-Vieux-fourneaux-Tome-3-Celui-qui-part-258072.html

 

 

Extraits   

 

PFFIOU ! dis donc, parler à des flics, ça reste quand même le dernier grand vertige intellectuel. A nos âges, on devrait être dispensés.

 

Et puis c’est pas de la folie, c’est une action militante croquignolesque !

 

C’est pas vos psys à deux balles qui vont m’apprendre si Fanfan a le chou qui fane !  T’étais encore dans les burnes de ton père qu’on militait déjà ensemble, peigne-cul !

 

Antoine, c’est Pierrot ! écoute un peu ça ! je me suis foutu à la baille avec ma bagnole à cause d’un vieil Australien repoussant, farci de prothèses ! on dirait qu’il a été mâché par Belzébuth ! « La Biouche » il l’appelle ! c’était son surnom dans le rugby, tu te rappelles pas ? Emile Carabignac dit « La Bûche »   

Les vieux fourneaux T3 Planche 1

Lu en décembre 2018

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« Les vieux fourneaux T2: Bonny et Pierrot » de Lupano et Cauuet

La patience étant récompensée, j’ai pu retenir les deux premiers tomes des « Vieux fourneaux » en même temps, et ainsi enchaîner avec plaisir avec cet deuxième opus :

 

Les vieux fourneaux de Lupano et Cauuet T2 

Quatrième de couverture   

 

« Bien sûr que si, vous en avez des baguettes !

Bien sûr que si ! allez vous faire voir, avec vos transcendantales à la farine de meule et vos prolégomènes à l’ancienne et tous vos noms à la mords-moi le fion !!!

J’irai acheter mon pain ailleurs ! »

Ce que j’en pense   

 

Quel plaisir des retrouver les trois compères !

Ce tome est plus centré sur Pierrot le syndicaliste que l’on retrouve faisant la queue dans une boulangerie qui vend des pains aux noms à coucher dehors. Par dépit, il ressort avec deux pains aux raisins !

Notre ami Pierrot vient de recevoir un gros paquet de liasses de billets de banque accompagnés d’un message curieux, signé « pour la cause Ann Bonny ».

Or, Ann Bonny était une ancienne amoureuse ! avec laquelle il faisait des coups fumants et qu’il croyait morte depuis plus de trente ans. C’était les « Bonnie and Clyde » de l’époque

Et, on se retrouve avec un accès de cette jalousie rétro-active chère aux auteurs. Or Ann flirtait aussi avec un autre homme, un rival. Il s’en suit toute une série de gags car on sait dès le départ qui a envoyé le paquet et le jeu de piste est très drôle encore une fois.

On retrouve les anars malvoyants du groupe « ni yeux ni maître » et leurs opérations coups de poings avec une arme de choix en la personne de Jean-Chi alias Jean-Childéric alias « « human bomb », activiste en fauteuil, ou la presque centenaire Francine qui prend des cours de « Aquigne » (plus connu sous le nous d’hacking !) et qui héberge dans son immeuble toutes une série de personnages divers et variés, tous plus hilarants les uns que les autres.

Un échange savoureux :

« Dîtes-donc, vous êtes drôlement organisés pour des anarchistes ! mon cher !

HAHAHA ! mais l’anarchie ce n’est pas le bordel ! C’est l’ordre, moins le pouvoir, nuance »

Lors de la première lecture, j’ai eu une petite déception, mais en seconde lecture, j’ai apprécié tout le sel de ce tome deux.

Les dessins sont toujours aussi beaux et colorés, et les dialogues savoureux et les deux auteurs dressent toujours des portraits caustiques de la société de consommation, avec par exemple la création de baguettes aux noms ridicules, pour fidéliser le client en lui vendant de la M. Même si j’avoue une préférence quand même pour le premier tome, ces trois septuagénaires me plaisent beaucoup et je deviens addict !

 

Extraits

 

Les vieux fourneaux T2 P4

Les vieux fourneaux T2 Planche 1

Lu en novembre 2018

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« Les vieux fourneaux, T1: ceux qui restent » de Lupano et Cauuet

Place à la BD aujourd’hui avec ce premier tome d’une série très appréciée sur les réseaux sociaux et dans les bibliothèques (j’attendais depuis près de six mois!) :

Les vieux fourneaux T1 Lupano et Cauuet

 

Quatrième de couverture   

 

« Vous êtes inconséquents, rétrogrades, bigots, vous avez sacrifié la planète, affamé le Tiers-Monde ! En quatre-vingts ans vous avez fait disparaître la quasi-totalité des espèces vivantes, vous avez épuisé les ressources, bouffé tous les poissons ! Il y a cinquante milliards de poulets élevés en batterie chaque année dans le monde, et les gens crèvent de faim ! Historiquement, vous… Vous êtes la pire génération de l’histoire de l’humanité »

 

Ce que j’en pense   

 

Pierrot vient chercher son vieux pote, Mimile, dans sa maison de retraite car ils doivent se rendre à l’enterrement de Lucette, la compagne de leur ami Antoine.

Seulement Mimile a zappé la cérémonie ! le temps de trouver un costard dépareillé auprès d’un autre pensionnaire, ils arrivent évidemment lorsque la crémation est terminé, alors schuss sur le buffet.

Sur place il rencontre une belle jeune femme, enceinte jusqu’aux yeux qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Lucette et pour cause, c’est sa petite fille. Ils sont accueillis par Antoine alors que la DRH du labo Garan-Servier (suivez mon regard !) pointe son nez, ravivant toute la hargne syndicale de nos vieux routards de la politique. En effet, elle a autrefois licencié Lucette après dix ans de bons et loyaux services !

Nos trois compères se remémorent les vieilles luttes syndicales : Antoine a très souvent ferraillé dur avec le père Garan-Servier durant ses quarante ans de services!

« Elle a négocié son départ parce que déjà à l’époque, le prestigieux laboratoire Garan-Servier se torchait le fion avec le code du travail. Quand on a fait fortune en fabriquant des antidépresseurs, forcément, un monde de merde, ça fait rêver ! »

Lucette a laissé une lettre dont Antoine ne doit prendre connaissance qu’après sa mort. En voyant sa tronche quand il sort de chez le notaire, on comprend qu’il y a eu un « drame » car il démarre en trombe dans sa voiture pour aller régler son compte au vieux qui coule ses vieux jours dans une maison de retraite en Toscane et ses deux amis, accompagnés la petite-fille de Lucette se lancent à sa poursuite dans son camion rouge !

On découvre au passage l’association de non-voyants de Pierrot « Ni yeux, ni maître » qui sèment la zizanie dans les réunions politiques par exemple.

Cette histoire de « jalousie rétro-active » est drôle et tord le cou au passage à tout ce qui pollue le monde actuel, aux travers de la société de consommation, le monde de la finance, les luttes syndicales….

J’ai beaucoup aimé ces trois personnages, formidablement croqués par Cauuet, les couleurs sont très belles et les textes de Lupano sont vraiment top.

J’attends la suite avec impatience !

 

 

Extraits

 

Voici deux planches parmi celles proposées par ce site:

https://www.bedetheque.com/BD-Vieux-fourneaux-Tome-1-Ceux-qui-restent-210981.html

 

Les vieux fourneaux T1 P 3

 

Les vieux fourneaux T1 P8

Lu en novembre 2018

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AIEEYAAA! Apprenez le chinois à la dure

Petit intermède BD avec ce curieux petit ouvrage :

AIEEYAAA! apprenez le chinois à la dure

 

QUATRIÈME DE COUVERTURE

Ne vous laissez pas abuser par ces livres et ces sites Internet qui prétendent qu’apprendre le chinois est « facile », voire « très facile », « simple », « rapide ». Tout le monde sait qu’apprendre à parler, écrire et lire le chinois est 太 difficile !

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CE QUE J’EN PENSE

J’ai choisi ce livre dans le cadre d’une opération « Masse critique » organisée par Babelio, car apprendre le chinois me tente depuis assez longtemps, alors pourquoi pas une version ludique.

L’auteur nous explique, dans son avant-propos, les différences entre les différents parlers : le mandarin, le cantonais, le shanghaïen et autres dialectes, puis la manière dont les mots (idéogrammes) se construisent, comme des petites maisons…

Il évoque également les tons : 4 tons principaux dans le mandarin et 6 pour le cantonais en précisant qu’une différence infime change tout le sens du mot ou de la phrase…

Ensuite, viennent les exemples avec les mots (ou des expressions) écrits en mandarin et en cantonais, des illustrations pour rendre les choses plus vivantes.

Le hic : il nous a tellement mis en garde avec toutes les erreurs possibles, que j’ai vite renoncé à retenir les mots, les sons et les écritures, car pour moi, il est nécessaire d’entendre sinon le risque est trop grand de mémoriser de travers.

Je me suis donc contentée de lire ce livre comme une BD sans tenter d’apprendre quoi que ce soit. J’ai commencé à apprendre le tibétain, qui est complètement différent, avec un véritable alphabet, une logique qui me convient mieux, de même que les sonorités….

 

EXTRAITS

Pour  vous donner une idée, voici un lien:

Cliquer pour accéder à aieeyaaa-extrait.pdf

 

LU EN AVRIL 2018

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« César » de Gabella, Meloni et Traina

Je vous parle aujourd’hui d’une BD, car une pause s’imposait mes dernières lectures ayant été difficiles avec :

 Cesar BD Gabella Meloni Traina

 

 

Quatrième de couverture

Incarnation du génie militaire et de la stratégie politique, JULES CÉSAR est l’une des figures les plus iconique de l’histoire, dont le destin exceptionnel marqua le monde romain et l’histoire mondiale. Inspiré par la figure d’Alexandre le Grand, le jeune membre de l’aristocratie romaine gravit tous les échelons de la carrière sénatoriale et conquit Rome par ses campagnes militaires ainsi que par ses succès politiques. Triomphant sur ses ennemis intérieurs et extérieurs, il commit pourtant une erreur fatale se faisant proclamer dictateur à vie. Il fut assassiné trois jours avant le départ pour la campagne orientale qui lui aurait permis d’égaler la gloire d’Alexandre

 

Ce que j’en pense

César m’a toujours intéressée, malgré les heures de latin passées (le mardi matin de 8h à 10h) à tenter de traduire son fameux « de Bello Gallico », ce que je préférais quand même à « L’Enéide » de Virgile (qu’on faisait le samedi matin, dans le même créneau horaire bien-sûr!) donc cette BD me tentait…

Cette BD, publiée par les éditions Glénat, fait partie de la collection « Ils ont fait l’histoire », qui comprend quatre périodes : Antiquité, Moyen-âge, époque moderne et époque contemporaine avec entre autres : César, Vercingétorix, Charlemagne, Saladin, Luther, Louis XIV, Catherine de Médicis, Robespierre, Lénine jusqu’à Kennedy…

Je l’ai trouvée intéressante, mais on survole vraiment la carrière de César, cinquante pages, c’est trop court et donc dommage. J’aurais préféré une étude plus approfondie. On a à peine le temps de s’imprégner des batailles, des personnages importants de l’époque : Pompée, Caton Cicéron, Cléopâtre, Vercingétorix…

Néanmoins, les auteurs font une bonne approche des qualités de stratège militaire et politique du maître de Rome et sa manière d’arriver à ses fins.

Les dessins sont assez sombres, reflet du carnage entraîné par les guerres, et j’aurais préféré plus de douceur dans les couleurs lors des actions qui se déroulent à Rome par exemple. Par contre, j’ai apprécié les traits du visage de Caïus Julius (j’avais l’habitude de son visage abrupt dans Astérix !).

La planche représentant César assassiné, gisant sur les marches du Sénat est splendide.

J’ai bien aimé également le texte que nous propose l’historien Giusto Traina, professeur à la Sorbonne, à la fin de la BD, accompagné d’une carte géopolitique et illustré de tableaux.

J’aurais aimé avoir plus de détails, tant sur les campagnes, la carrière que l’analyse politique, mais malgré cette frustration, j’ai passé un bon moment et cette BD a rempli son rôle en me donnant envie de me pencher, à nouveau, sur la vie de ce dictateur à vie, peut-être n’irai-je pas jusqu’à me plonger dans la guerre des Gaules mais qui sait ?

Cette BD m’a permis une petite trêve pour digérer quelques lectures difficiles et j’ai envie de tenter d’autres volumes de cette collection…

 

Les auteurs

Mathieu Gabella est né le 29 juillet 1976 à Rouen, en Normandie. Il considère la BD comme un moyen de raconter des histoires, de voyager et s’évader. Il trouve son inspiration dans le fantastique au sens large, l’Histoire, les sciences, le cinéma et voue une admiration sans bornes à deux auteurs vedettes : Alan Moore et Charlie Kaufman.

Andrea Meloni est dessinateur, coloriste et artiste de couverture. Il est directeur artistique chez Mad5 Factory au Studio Arancia (Turin).

Giusto Traina, né le 19 septembre 1959 à Palerme, est un historien italien, professeur d’histoire romaine à l’université Paris Sorbonne-Paris IV, membre senior de l’Institut universitaire de France.

2 sites :

http://www.planetebd.com/bd/glenat/cesar/-/34558.html

https://www.bedetheque.com/BD-Ils-ont-fait-l-Histoire-Tome-23-Cesar-315477.html

Extraits

Cesar sur planetbd planche1

 

Lu en janvier 2018

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 » Dieu en personne » de Marc-Antoine Mathieu

Je vous parle aujourd’hui d’une BD qui faisait partie de «  la box découverte » de l’été, d’un auteur que je ne connaissais absolument pas et vers lequel je ne serais probablement pas allée spontanément :

 Dieu en Personne de Marc Antoine Mathieu

Quatrième de couverture

Dans une file d’attente, un petit bonhomme attend patiemment son tour. Au moment de décliner son identité, il se présente sous le nom de « Dieu ». Il n’a pas de domicile, pas de papiers, ni de numéro de sécurité sociale. L’irruption de cette énigme métaphysique « en personne » déclenche un phénomène médiatique majeur… Un procès géant est bientôt organisé contre ce « Coupable Universel ».

Ce que j’en pense

J’ai bien aimé l’idée de Dieu se matérialisant sans papiers, faisant la queue lors d’un recensement et devant prouver qui il est et que l’on finit par interner devant ses affirmations jugées fantaisistes. L’entretien avec le psychiatre ne pouvait que me plaire :

« Comment vous définiriez-vous ?

Comme quelqu’un qui échappe à toutes définition y compris la mienne…

… Si vous étiez un chiffre ?

Zéro, matériellement inexistant mais tellement pratique. » P 19

Bien-sûr, pour explorer les prodiges de Dieu, on va faire passer un scanner et autres tests qui montre que son cerveau fonctionne à 99,91% et on revisite au passage le boson de Higgs, l’évaluation du nombre de livres contenus dans la bibliothèque entière ou l’épisode où il indique à l’œil nu plusieurs exoplanètes… il va ainsi devenir un phénomène de foire remplissant les stades…

On va faire appel à toutes sortes d’analystes : sociologues, scientifiques, historiens, philosophes, ce qui donnent bien des palabres. La BD est bien ancrée dans le monde moderne et ses techniques de communication et on voit débarques livres, pièces de théâtre, logos etc…

L’auteur réussit à évoquer « le vieux barbu » tel qu’on le représente dans l’imagerie populaire, sans entrer dans les religions : l’idée de Dieu, créateur ou non, (sa vie son œuvre serai-je tentée de dire en souriant pour paraphraser Jean d’Ormesson)

L’idée du procès gigantesque avec une kyrielle d’avocat pour le défendre et gérer la communication est tout aussi drôle…

J’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteur émaille son texte de citations d’auteurs connus, qui se glissent subtilement sans le texte et que l’auteur recense à la fin de la BD.

On rencontre ainsi Raymond Queneau : « Dieu est le non-être qui a le mieux réussi à faire parler de lui »

ou Voltaire : « Dieu est un comédien qui joue devant un public trop effrayé pour rire »,

ou Einstein « ce qui est incompréhensible, c’est que le monde soit compréhensible »

ou encore Sartre : « Dieu c’est la solitude des hommes » et d’autres. Très honnêtement, c’est ce qui m’a plu dans cette BD, avec son côté un peu loufoque, bien d’actualité, ainsi qu’un chapitre intéressant consacré au rêve.

Un bémol : les dessins très sombres (et pourtant j’aime le noir et blanc des mangas). Donc, avis mitigé, si on ne m’avait pas prêté cette BD, je ne l’aurais probablement pas lue.

Pour une  analyse plus complète et plus élaborée, je vous conseille:

http://colimasson.over-blog.com/article-dieu-en-personne-2010-de-marc-antoine-mathieu-76875586.html

Extraits

2 planches pour donner une idée du trait de crayon:

dieu-en-personne planche 2

dieu-en-personne planche 3

Lu en août 2017

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« Le périple de Baldassare T3 » de Joël Alessandra

Place au tome 3 dont le sous-titre est « La tentation de Gênes »

 

Le périple de BaldassareT3 de Joël Alessandra

 

Quatrième de couverture

Septembre 1666. Parti sur les traces du Centième Nom, ouvrage légendaire qui contiendrait le nom caché de Dieu capable d’assurer le salut du monde, Baldassare Embriaco vit un voyage mouvementé qui le conduit finalement à Londres. Mais un incendie ravage la ville, tandis que les flottes hollandaise et française menacent… La confirmation tant redoutée de l’Apocalypse annoncée par le « Chiffre de la bête » ?

La tentation de gênes est le dernier volet de la séduisante adaptation du roman d’Amin Maalouf.

Ce que j’en pense

Confirmation de ce que je ressentais en lisant le tome précédent : déception, le récit se traîne, et l’ennui est toujours là…

On quitte Londres en feu à cause du fameux livre, et Baldassare continue à s’enfuir, et à courir après une chimère. On voyage toujours autant : Paris, Lyon, Avignon, Nice, Gênes… et la beauté des dessins est la seule raison de continuer l’aventure qui se termine de manière étrange.

J’ai lu cette série par hasard, en explorant le rayon BD de la médiathèque, alors que je ne connaissais pas son existence et j’ai testé car j’avais un bon souvenir du roman d’Amin Maalouf.

Cette saga vaut le détour pour les dessins et les carnets tenus par Baldassare, mais je conseille de lire plutôt le roman, à la rigueur de jeter un coup d’oeil au premier tome pour se faire sa propre idée, ou se rendre sur le site planetebd.com.

Extraits

« Seigneur, ne sois jamais trop loin de moi! mais ne sois pas non plus trop proche. Laisse-moi admirer les étoiles sur les pans de Ta robe! mais, ne montre pas Ton visage! »

Le périple de BaldassareT3 planche de Joël Alessandra

http://www.planetebd.com/bd/casterman/le-periple-de-baldassare/la-tentation-de-genes/17889.html

 

 

Lu en mai 2017

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« Le périple de Baldassare T2 » de Joël Alessandra

 

Je continue à découvrir les aventures de Baldassare avec le tome 2 dont le sous-titre est : Un ciel sans étoile »

Le périple de BaldassareT2 de Joël Alessandra

 

Quatrième de couverture

Décembre 1665. Parti sur les traces du « centième Nom », ouvrage légendaire qui contiendrait le nom caché de Dieu, et de ce fait capable d’assurer le salut du monde, Baldassare Embriaco, Gênois d’Orient, négociant en livres et curiosités, débarque à Smyrne en compagnie de la belle Marta, une veuve avec qui s’est nouée une intense relation amoureuse. Rien ne va s’y dérouler comme ils l’escomptaient.

Une adaptation délicate et sensuelle du roman éponyme d’Amin Maalouf.

Ce que j’en pense

On suit les traces de Baldassare dans son périple pour retrouver le manuscrit. Après une traversée houleuse, il débarque à Smyrne (Izmir) et tente de trouver les preuves du décès du mari de Marta.

Baldassare y retrouve son ami Maïmoun et apprend qu’un juif du nom de Sabbataï se fait passer pour le Messie. Il apprend que le livre se trouve désormais en Angleterre et de surcroît, le mari de Marta  est remarié, a des enfants mais sa nouvelle famille ne le sait pas.…

Marta se rend seule chez son mari et ne revient pas, tombée dans un traquenard. Baldassare est obligé de fuir…

Je me suis ennuyée ferme, car on est presque toujours sur une mer démontée avec, entre autres, un capitaine fou qui voit des ennemis partout, se sent persécuté, poursuivi par les mouettes et ne guide plus vraiment le navire.

Certes, on visite Gênes, Lisbonne, Amsterdam, Londres, avec les guerres navales entre Anglais et Hollandais mais, en dépit des planches toujours aussi belles et colorées, la magie n’est pas au rendez-vous. Les extraits des carnets de note de Baldassare, par contre, sont bien mis en relief et laissent entrevoir l’art de conteur de l’auteur du roman.

Cette lecture confirme ce que j’ai ressenti avec le premier tome, les adaptations en BD de romans que j’ai aimés me laissent une grande frustration car je préfère laisser libre cours à mon imaginaire en lisant le texte original.

J’ai emprunté les trois tomes, donc je vais finir la lecture… et ensuite, je me limiterai à des BD ou manga classiques…

Extraits

Je m’étais toujours dit que je pleurerais devant Gênes, mais les circonstances de ces retrouvailles n’auront pas été celles que j’avais imaginées. C’est dans cette ville que je suis né bien avant ma naissance, et de ne l’avoir jamais vue la rendait plus chère à mon cœur, comme si je l’avais abandonnée et que je devais l’aimer davantage pour qu’elle me pardonne. Personne n’appartient à Gênes comme lui appartiennent les Génois d’Orient.

Le périple de BaldassareT2 de Joël Alessandra planche

http://www.planetebd.com/bd/casterman/le-periple-de-baldassare/un-ciel-sans-etoile/15743.html

 

Lu en mai 2017