Publié dans Critiques en rade

« Critiques en rade N° 1 »

Je reprends ici l’idée de plusieurs blogueuses, pour parler de romans qui m’ont peu emballée et pour lesquels je n’ai pas envie de parler trop longtemps.

 

1- « Rosa Candida » de Audur Ava Olafsdottir

 

Rosa Candida de Audur Ava Olafsdottir

 

Arnljótur a perdu sa mère dans un accident de voiture ; il a un frère jumeau autiste, et son père, octogénaire se retrouve désemparé et tente de réapprendre à vivre. Il a eu une relation d’une nuit avec Anna et décide d’aller voir ailleurs si la terre est plus verte.

A peine a-t-il traversé la frontière, qu’une appendicite nécessite une intervention. Mais il est bien décidé à continuer sa route, car il veut remettre en état une roseraie abandonnée dans un monastère. Il est parti d’ailleurs en emportant des boutures de sa rose à huit pétales, la Rosa Candida.

Ce roman est mignon tout plein, nous propose une réflexion sur la vie, sur la paternité car il s’occupe de sa petite fille pendant qu’Anna sa compagne travaille sur son mémoire ; il apprend à faire la cuisine, à s’occuper d’elle aussi bien qu’il s’occupe des rosiers.

C’est aussi une réflexion sur le couple, comment le cimenter, surtout quand on hérite d’un bébé après une relation d’une nuit parmi les roses, toujours.

Il s’occupe de la roseraie, à la manière d’une longue méditation, comme s’il composait un mandala.

L’histoire est sympathique, mais mon dieu que c’est lent, parfois même soporifique… J’ai ressenti la même chose en lisant « L’embellie », j’avais parlé à l’époque d’un éloge de la lenteur…

Audur Ava Olafsdottir a des idées intéressantes, souvent des voyages plus ou moins initiatiques mais le rythme de son écriture n’arrive pas vraiment à me convaincre.

 

 

2- « La chambre des morts » de Franck Thilliez

 

La chambre des morts de Franck Thilliez

 

Deux informaticiens qui viennent de taguer leur usines dans la nuit après un licenciement décident de faire une virée à toute allure dans un champ d’éoliennes et boum, ils renversent un piéton qui transportait une valise pleine de billets. Et hop, qu’à cela ne tienne, on le fait disparaître…

Seulement le brave homme transportait en fait la rançon pour libérer sa fille aveugle qui avait été enlevée.

Lucie Hennebelle entre deux biberons et un sommeil haché, va prendre l’affaire en main car une autre petite fille vient d’être enlevée.

L’idée de départ me plaisait bien : c’est l’effet papillon, un tag, un excès de vitesse et toute une série de conséquences qui s’accumulent.

Ce roman noir pourrait s’appeler : « éloge de la violence », car il faut vraiment s’accrocher, la torture n’est pas loin, avec en toile de fond « Les écorchées » de l’anatomiste Honoré Fragonard (exposées à l’école de vétérinaires de Maisons-Alfort pour ceux que cela intéresse !)

J’aime bien les romans de Thilliez en général, mais parfois, certains me heurtent et c’est le cas de celui-ci. Beaucoup trop noir et trop violent pour moi, et les techniques de conservation des cadavres écorchés me rebutent vraiment.

 

Lus en janvier 2019