Publié dans littérature USA, Polars

« Ne le dis à personne » de Harlan Coben

Un petit passage par le Polar avec ce roman qui traînait depuis longtemps dans ma PAL:

Ne le dis à personne de Harlan Coben

 

Quatrième de couverture

Imaginez…
Votre femme a été tuée par un sérial killer.
Huit ans plus tard, vous recevez un e-mail anonyme.
Vous cliquez une image…
C’est son visage, au milieu d’une foule, filmé en temps réel.
Impossible, pensez-vous ?
Et si vous lisiez « Ne le dis à personne… » ?

 

Ce que j’en pense

Pour moi, rien ne vaut un polar quand la fatigue et les douleurs pointent à nouveau le bout de leur nez, car je mets alors en route l’opération « Neurones en vacances ».

Cette histoire m’a plu: Alex Beck, le héros, a perdu sa femme Elizabeth dans des conditions étranges; il a même était soupçonné, car il avait été assommé par les personnes qui l’ont enlevée, mais s’en est sorti donc forcément suspect… mais le meurtre est mis sur le compte d’un serial-killer car le corps retrouvé passablement défiguré, et néanmoins identifié par le père d’Elizabeth, portait sa marque

Depuis Beck, comme l’appelle ses proches,  est inconsolable, se culpabilise d’être en vie, se noie dans le travail (il est pédiatre dans un centre médical financé par le groupe Medicaid) et a tendance à boire un peu plus que de raison:

« Oui, je bois. Mais je ne suis pas un ivrogne. Ce n’est pas un déni. Je sais que je flirte avec l’alcoolisme. Je sais également que flirter avec l’alcoolisme est à peu près aussi inoffensif que de flirter avec la fille mineure d’un gangster. « 

Et voilà qu’un jour, (la date de leur anniversaire et donc connu d’eux seuls) il reçoit un message curieux via webcam suggérant qu’Elizabeth est peut-être en vie. Alex va essayer de reprendre l’enquête, et résoudre le mystère.

Des éléments nouveaux permettent de pimenter l’histoire, avec des caïds prêts à tuer, presque pour le plaisir, des inspecteurs du FBI qui ont retrouvé deux cadavres dans une zone très proche de l’endroit où a eu lieu l’agression et veulent à tout prix prouver que Beck est coupable du meurtre de sa femme.

Évidemment, toutes les catastrophes, imbroglio, vont tomber sur la tête de Beck, lorsqu’il se lance à la poursuite de sa femme, et avec un rythme haletant, car il court tout le temps, on se sent aussi épuisé que lui. C’est un héros attachant, parfois naïf, un peu le docteur Mamour de la série « Grey’s « anatomie »…

Ceci nous permet de rencontrer des personnages hauts en couleurs, telle Linda, la sœur de David, qui fricote avec des gens peu recommandables, sa compagne Shauna, l’amie sincère avec laquelle il partage ses secrets, (personnage qui me plaît beaucoup), le père d’Elizabeth, ancien flic au comportement un peu étrange ou encore un dealer dévoué à Alex qui a sauvé  de son fils, et bien-sûr des flics louches et des délinquants…

Un petit clin d’oeil au passage à Chloé, le chien de Beck qui comble les vides affectifs (ah! le pouvoir thérapeutique des animaux de compagnie!):

 » … j’aimais bien regarder Chloé en promenade. Ça semble bizarre, je sais, mais un chien tire un tel plaisir de cette simple activité que la regarder est un bonheur totalement zen »

Je me rappelle que j’avais aimé le film de Guillaume Canet (adaptation libre de ce polar, avec entre autres, François Cluzet), alors qu’étrangement je ne gardais aucun souvenir de l’histoire, seulement d’une ambiance, mais cela m’arrive souvent avec les films…

Bref, un polar bien ficelé, que j’ai lu pratiquement en apnée, car le poser était difficile, même pour manger ou dormir, avec des rebondissements qui tiennent le lecteur en haleine, même si c’est quelquefois un peu « capillotracté »…

C’est le deuxième roman d’Harlan Coben que je lis et j’aime bien son style, ses phrases courtes, presque lapidaires, la vitesse à laquelle l’enquête se complique tout en progressant, donc je vais continuer l’aventure.

 

 

Extraits:

Il aurait dû y avoir un souffle funeste dans l’air. Ou un froid à vous glacer la moelle des os. Quelque chose. Une mélodie éthérée que seuls Elizabeth et moi aurions pu entendre. Un sentiment de tension. Quelque classique prémonition. Il y a des malheurs quasi prévisibles — ce qui est arrivé à mes parents, par exemple — et puis d’autres moments sombres, des moments de violence soudaine qui changent irrémédiablement le cœur d’une existence. Il y a eu ma vie avant le drame. Et il y a ma vie actuelle. Les deux, hélas, n’ont plus grand chose en commun. P 6

 

On peut se fier à la nature, mais pas à l’homme. P 92

 

Une vérité première à propos de ces tragédies: l’âme en sort bonifiée. P 98

 

Vivre un drame enfonce le clou. Le drame le grave dans votre âme. Si vous n’en sortez pas plus heureux, vous serez probablement meilleur. P 99

 

Lu en février 2018

 

 

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Publié dans littérature USA

« Demain est un autre jour » de Lori Nelson Spielman

Blues des fêtes oblige, j’avais besoin d’une lecture doudou avec :

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Quatrième de couverture:

Qu’avez-vous fait de vos rêves de jeunesse ? Brett Bohlinger, elle, a un an pour le découvrir. Pensant hériter de l’empire cosmétique familial à la mort de sa mère, elle apprend que cette dernière, qui avait pour elle de tout autres projets, ne lui a légué qu’un vieux bout de papier : la liste de tout ce que Brett voulait vivre quand elle avait quatorze ans. Si elle veut toucher sa part, la jeune femme doit réaliser chaque objectif de cette « life list ».
Enseigner ? Aucune envie. Un bébé ? Andrew, son petit ami, n’en veut pas. Tomber amoureuse ? C’est déjà fait, grâce à Andrew. A moins que…

Ce que j’en pense:

          Plutôt encensé sur les réseaux sociaux, ce livre m’a relativement déçue. Certes, l’héroïne est sympathique et on a envie qu’elle réussisse le challenge que sa mère défunte lui a imposé : une liste des rêves qu’elle voulait réaliser lorsqu’elle avait quatorze ans.

La mère était à la tête d’une entreprise brassant beaucoup d’argent et contre toute attente, elle en cède la direction à sa belle-fille, le genre de femme que je déteste, m’as-tu-vu, je sais tout, je suis bien habillée, je régente la vie de tout le monde…

A elle, la direction de la boîte, à Brett une vieille liste sur un vieux bout de papier et cela ne choque personne, c’est pour son bien, pour qu’elle trouve sa voie, s’éclate dans la vie alors que la mère est passée à côté d’une partie de la sienne…

Bref, j’ai râlé pendant les cent premières pages, mais comme j’avais deux neurones en état de marche en cette période de fêtes, j’ai continué, car Brett est sympathique dans son côté naïf, ingénu et son angélisme… certains personnages sont caricaturaux, antipathiques, tels son petit ami Andrew pour ne citer que lui.

           J’allais oublier le psy qui donne des conseils par téléphone sur sa vie privée à une personne avec laquelle il collabore dans la prise en charge d’un ado. Cf. extrait ci -dessous.
S’occuper des déshérités, enseigner à domicile, chercher l’amour, on a droit à tout l’arsenal… Tout est beau au pays des Bisounours…

Bref, je renonce définitivement à ce genre de lecture, ce n’est vraiment pas pour moi, même quand je suis épuisée. La prochaine fois je choisirai un polar ou une BD.

Par contre, j’ai ma résolution du nouvel an : faire le nettoyage dans ma PAL et lire en priorité les livres que je gardais pour plus tard, quand je ne serai plus en état d’aller à la médiathèque.

 

L’auteur:

Lori Nelson Spielman est enseignante. Elle vit à East Lansing, Michigan, avec son mari. Demain est un autre jour est son premier roman. Les droits d’adaptation cinématographique en ont été achetés par la Fox

 

Extrait:

          « J’ai l’impression d’être… d’être un cadeau fait à mon père, mais un cadeau dont il n’avait pas franchement besoin. Je ne suis qu’une pâle copie de l’original dont il est raide dingue ».je ferme les yeux de toutes mes forces. « Pour résumer, je suis jalouse de Zoë. Je ne devrais pas, je le sais mais c’est comme ça.

          Quand il s’agit de nos sentiments, inutile d’employer le conditionnel. Ils sont présents, point final. » Sa voix est pareille à un gant humide sur mon front brûlant « Vous devez avoir l’impression que votre père protège votre sœur, mais pas vous. »
Les larmes me montent aux yeux et je m’évente le visage.

           … Vous n’avez besoin d’aucun médicament. Il vous faut davantage d’amour – que celui de votre père, d’un amant ou d’une autre source, peut-être même de vous-même. Il vous manque un besoin élémentaire à l’humain. Croyez-le ou non, vous faites partie des chanceuses – vous savez reconnaître vos besoins et en admettre le manque…

Lu pendant le week-end du 1er janvier 2017