« Nous vivions dans un pays d’été » de Lydia Millet

Petit tour, aujourd’hui dans le monde de l’écologie avec ce roman qu’il est difficile de classer : on n’est pas dans le post-apocalyptique, l’uchronie la dystopie ou la science-fiction, c’est un objet terrestre non identifié :

Résumé de l’éditeur :

Un roman puissant sur l’aliénation adolescente et la complaisance des adultes dans un monde en mutation.

Une grande maison de vacances au bord d’un lac. Cet été-là, cette maison est le domaine de douze adolescents à la maturité étonnante et de leurs parents qui passent leurs journées dans une torpeur où se mêlent alcool, drogue et sexe.

Lorsqu’une tempête s’abat sur la région et que le pays plonge dans le chaos, les enfants – dont Eve, la narratrice – décident de prendre les choses en main. Ils quittent la maison, emmenant les plus jeunes et laissant derrière eux ces parents apathiques qu’ils méprisent et dont l’inaction les exaspère autant qu’elle les effraie.

Ce que j’en pense :

Des adolescents sont en vacances, comme tous les étés dans une grande maison, avec leurs parents respectifs. Les adultes, classe petits bourgeois, passent leur temps dans des discussions interminables sur tout et rien, certains pensent quand même à gérer la petite communauté » les courses, la cuisine….

Trop occupés d’eux-mêmes, ils en oublient qu’ils sont des enfants, et peut-être des responsabilités, mais en fait, leur progéniture livrée à elle-même, gère au mieux et, sans illusion sur les adultes, constatent quand même qu’ils ne se rendraient même compte de leur départ, s’ils voulaient aller s’amuser ailleurs. Ils se défoulent en dérobant des choses, en fouillant dans les affaires, détruisant du matériel au passage. Vaine tentative pour attirer l’attention….

Un jour, la catastrophe s’abat sur leur petit coin de paradis, sous la forme d’une tempête qui entraîne le déracinement des arbres, des coulées de boue, inondations. Comment vont-ils tous réagir ?

Lydia Millet a choisi de donner la parole à une des ados, Evie, pour raconter, avec ses mots à elle, la catastrophe ses conséquences et nous livrer ainsi ses craintes sur l’avenir de la planète, son désir de prendre soin d’elle à son niveau à elle.

Je retiens le manque de maturité et le narcissisme, l’addiction à l’alcool et à al société de consommation des parents qui ont complètement démissionné de leur rôle de parents justement si toutefois ils l’on exercé un jour.

Les enfants par contre sont beaucoup plus matures que leur âge, mais en était-il possible autrement, vu qu’eux seuls ont toujours eu le sens de responsabilité, envers les plus jeunes, et envers la Terre elle-même.

Quand survient la catastrophe l’inaction des parents est monstrueuse : on discute, on s’écoute parler, noble discours bien sûr mais tellement vide. Ils ne savent même pas comment planter un clou, alors protéger la maison pour empêcher l’eau d’entrer… Il y en a qui essayent quand même, alors que d’autres regardent critiquent et trouvent inutile de se protéger : ça va passer.

Aucune conscience écologique, même la plus élémentaire, alors que leurs enfants ont compris l’ampleur de la catastrophe, et tentent de trouver des solutions de bon sens. Cela rappelle, le naufrage du Titanic, où les gens se sont préoccupés de baffrer (le mot est moche mais il est encore faible !) les premières chaloupes sont parties presque vides.

Et bien ici, bis repetita, les parents mangent mais surtout boivent, se droguent. Ils ne s’aperçoivent même pas que les enfants ont fini par partir.

La gestion du téléphone portable et du wifi est différente selon justement les âges après la tempête : pour les ados, il faut se tenir au courant de l’évolution et des conséquences ailleurs dans le monde, pour les parents vérifier où en sont leurs investissements !

J’ai bien aimé la relation d’Evie avec son petit frère Jack, qui est conscient du danger imminent et tente avec son ami Shel de sauver les animaux (comme l’arche de Noé. Tous les deux sont sensibles à la cause animale du plus petit insecte à la chouette ou aux chèvres. Shel est atteint d’aphasie et s’exprime en langue des signes, mais avec de tels parents a-ton quelque chose à dire à son âge ou mieux vaut économiser sa salive ?

Il est inutile de préciser de quel côté je me suis rangée, cela se devine aisément. Je pense qu’à la place de ces ados, j’aurais fait encore plus de bêtises (les petits larcins et la destruction de meubles, ne suffisant manifestement pas) pour voir jusqu’où pouvaient aller les parents…

Lydia Millet décrit bien ce qui peut se produire en cas de catastrophe, y compris les meutes armées de kalachnikov ou autre bijou du même style, semant la terreur pour tout piller, ce qu’on l’on peut constater souvent, quand d’autres pratiquent l’entraide, la solidarité.

On n’est jamais, dans le cours magistral sur l’écologie ou la nécessité de revoir notre système de consommation, ni dans le côté sombre négatif du catastrophisme, Lydia Millet choisit de se placer au niveau du ressenti et de la manière de pensée d’une ado et son groupe d’amis. Et son message pas très bien car non moralisateur. La fin est très réussie.

Un roman prophétique sur le monde de demain dit son éditeur et il a tout à fait raison, surtout quand vient de nous arriver le dernier rapport du GIEC. Je vous ferai un topo plus tard à ce sujet, ou pas….

Un grand merci à NetGalley et aux éditions Les Escales qui m’ont permis de découvrir ce roman et son auteure dont la plume et le ton gentiment ironique pour aborder des thèmes cruciaux pour la survie de la planète m’ont plu et rejoignent ma manière d’envisager les choses. Cette lecture me donne envie d’aller jeter un coup d’œil sur ses précédents livres.

#Nousvivionsdansunpaysdété #NetGalleyFrance

8/10

L’auteure :

Lydia Millet est née à Boston d’un père égyptologue et d’une mère libraire. Elle est sans conteste l’une des voix les plus marquantes de la nouvelle fiction américaine, un écrivain à la fois engagé et d’une sensibilité peu commune aux différentes formes romanesques.

On lui doit également Magnificence, Lumière fantôme ou encore Le cœur est un noyau candide.

Extraits :

Avant, nous vivions dans un pays d’été. Dans les bois, il y avait des cabanes perchées dans les arbres, et sur le lac des bateaux.

Même un tout petit canoé pouvait nous emmener jusqu’à l’océan. Nous traversions le lac en pagayant, franchissions un marais, suivions un ruisseau et arrivions à l’embouchure de la rivière. Là où l’eau rencontrait le ciel. Laissant nos embarcations sur le sable, nous courrions sur la plage, portés par une brise saline.

Ils aimaient boire : c’était leur passe-temps favori, ou, d’après l’un des nôtres, peut-être bien une forme de religion…

… Cela semblait leur procurer de la satisfaction. Ou du moins leur permettre de tenir le coup. Le soir, ils se rassemblaient pour manger de la nourriture et boire plus.

Ils ne savaient pas qu’il y avait des sujets urgents ? Des questions qu’il fallait poser ? Si l’un de nous disait quelque chose de sérieux, ils balayaient son intervention d’un revers de la main.

Bien entendu, il y avait toujours des traces. L’astuce était de les cacher. Nous avions à coup sûr laissé des molécules derrière nous, ai-je pensé tout en ramant. Mais rien qui trahissent notre identité. Juste de la peau, des ongles, des cheveux, emportés loin, très loin dans la mer.

Les présentateurs météo parlaient de catégories et de vitesse du vent, de trajectoires, de cônes et bandes. Nous avions déjà entendu ces termes. Il y avait des évacuations forcées et des gens têtus qui voulaient « l’affronter ». Des gens qui mourraient par pure stupidité. D’autres parce qu’ils aimaient trop leur maison. Certains étaient frêles et âgés. D’autres mourraient en essayant de les secourir.

Les mères qui s’occupaient d’ordinaire de la cuisine semblaient en grève. J’en avais vu deux se faire des rails de coke dans la salle de bains.

Pendant la nuit, l’ancienne génération s’était gavé d’ecstasy. Allez savoir si cela avait été planifié ou s’il s’agissait d’une opération clandestine. En tout cas, ils avaient rapidement atteint des sommets d’ignominie.

Je n’en revenais pas : les parents, pris en flagrant délit d’altruisme.

Et puis j’ai pensé : Attends. Oublie la tique. Pourquoi nous plaignons-nous tout le temps ? Nous avons la chance d’être en vie.

C’était malsain de se vautrer dans le malheur des autres, avait justifié l’une des mères. Ils faisaient des exceptions pour l’argent et le travail. Les pères disaient devoir surveiller leurs investissements, et quelques parents étaient toujours employés sous une forme ou une autre.

Hormis cela, ils suivaient leur routine habituelle. Au petit-déjeuner, des bloody mary et des irish coffee. A midi, des bières, et à seize heures pétantes, open bar.

Les parents, indignés, se plaignaient. Cela avait été tellement soudain, se lamentaient-ils. Tous avaient entendu dure qu’il restait encore du temps. Beaucoup de temps. C’était la faute de quelqu’un d’autre, à n’en pas douter. Pas celle des scientifiques, a dit l’un. Eux avaient fait de leur mieux. Peut-être celles des hommes politiques. Et sans doute, celle des journalistes.

Lu en juillet-août 2021

« Le monde du vivant » de Florent Marchet

Je vous parle aujourd’hui d’un premier roman avec :

Résumé de l’éditeur :

Cet été-là, Solène a treize ans et elle déteste son père. Jérôme a obligé sa famille à s’installer à la campagne pour réaliser son rêve : devenir propriétaire d’une ferme. Cet ancien ingénieur, lui, est fier de sa nouvelle vie : au plus proche de l’écosystème, les mains dans la terre à planter des haricots et des tomates de saison, l’œil à veiller sur la traite de ses vaches. Mais les temps se durcissent, et la désillusion grignote son esprit.


Alors que les moissons approchent, sa femme Marion, voulant l’aider, se blesse avec une machine agricole et immobilisée. Théo, un « woofeur » (aide agricole biologique) de vingt-quatre ans, vient seconder Jérôme ; il n’est pas sans charme, il n’est pas sans radicalité non plus. Avec sa présence c’est tout l’équilibre familial qui est chamboulé.
Avec la fin du collège, Solène découvre la sexualité, son langage amoureux, sa légèreté, ses bouderies, ses audaces. En ce mois de juillet, la vie va s’embraser.


Un premier roman virtuose, mené par une écriture visuelle qui joue sur les émotions amoureuses, la solitude de l’existence, sa beauté aussi. Une forme de suspens saisit cette campagne où il fait trop chaud, où les corps sont trop moites, où les gestes sont maladroits et où les malentendus vont croissant, jusqu’au final.

Ce que j’en pense :

Bienvenue donc à Levroux, village où Jérôme, ingénieur agronome a décidé un jour de s’installer avec sa femme Marion, ses enfants Solène et Gabin le petit dernier après avoir lâché son travail en ville pour vivre en fonction de leurs aspirations : cultures biologiques, respect de la nature, élevage raisonné de vaches, fabrication de fromages que Marion va vendre au marché.

Bien-sûr, il a fallu s’endetter pour faire des travaux, acheter du matériel et il faut économiser pour joindre les deux bouts au grand dam de Solène qui rêve smartphones, cinéma,  sorties avec les copains et refuse de donner un coup de main : « elle n’a pas demandé à venir s’enterrer ici » …

Un jour Marion se blesse méchamment la main avec une machine récalcitrante, plaie de la main, coupure des tendons, chirurgie réparatrice et c’est le repos forcé, alors ils font appel à un woofer, Théo qui veut parcourir le monde, et apprendre une culture raisonnée sinon raisonnable. Et, cela va entraîner des réactions en cascades sur toute la famille.

On plonge dans les théories de Gaspard Steiner, la cité expérimentale d’Auroville au nord de Pondichéry, créée par un architecte français, « où on retrouve des gens venus des quatre coins de la planète » où viennent se mêler la spiritualité ou la religion…

J’ai aimé les colères de Jérôme, son intolérance à la contradiction, son besoin d’être rassuré, la manière bancale dont il gère sa ferme, ses combats avec les « exploitants agricoles, aux bottes de la FNSEA » qui ont réussir à faire rayer de la carte le mot paysan que je trouve tellement plus noble et respectueux de la nature, les champs inondés de pesticides, glyphosate et autres produits fort sympathiques… les positions pessimistes, de Jérôme autant que celles de Théo, les collapsologues etc. etc.

J’ai bien aimé la manière dont l’auteur parle des ados, de la découverte de la sexualité, de leurs angoisses, et la dureté de leurs échanges, qui flirtent parfois avec le harcèlement.

Florent Marchet décrit très bien le cercle vicieux infernal dans lequel certains se sont enfermés, les subventions agricoles qui ne servent finalement qu’à rembourser les crédits qu’on les a poussés à faire, les suicides avec des méthodes imparables.

Par contre, trop de détails, de l’histoire du colibri trop ressassée, aux discussions sans fin et souvent stériles, et l’opposition tranchée entre ceux qui veulent consommer et les autres, les comportements des ados tellement tranchés qu’ils en deviennent caricaturaux, je peux vous assurer qu’on en sort le moral dans les chaussettes.

Je me sens concernée depuis très longtemps par l’avenir de la Planète, ou on absence d’avenir, on ne sait plus trop à quoi s’attendre, mais avec ce roman on a vraiment l’impression que c’est fichu.

Florent Marchet évoque au passage un film que j’ai adoré autrefois « Soleil vert » qu’on revoit trop peu souvent à la télévision : la Terre dans les années 2020 justement qui est complètement brûlée, l’eau devenue rare, la nourriture se limitant à une tablette protéinée, où l’on propose le suicide assisté aux anciens qui ont connu la Terre avant la catastrophe en leur montrant des images d’avant, quand il y avait des fleurs, de la végétation…

Pour un premier roman, c’est intéressant et s’il peut convaincre quelques climatosceptiques, je préfère climato-négationnistes qu’il est encore temps de se bouger, ce sera une réussite…

Un grand merci à NetGalley et aux éditions Stock qui m’ont permis de découvrir ce roman ainsi que la plume de son auteur, à suivre…

#Lemondeduvivant #NetGalleyFrance

7,5/10

L’auteur :

Né à Bourges en 1975, Florent Marchet est un auteur-compositeur-interprète et un compositeur de musiques de films français.

« Le monde du vivant » est son premier roman.

Extraits :

Jérôme n’a jamais supporté l’esprit de compétition qui règne à l’école. Il estime que c’est pire aujourd’hui. Pour les enfants de notables ou d’instituteurs, la compétition commence dès la primaire : on prépare les nouvelles générations à devenir des prédateurs et des consommateurs…

Je passe d’abord sous la douche, puis j’irai sur l’ordi pour trouver ce woofeur, qu’est-ce que c’est moche comme nom, on dirait un chien qui aboie.

Là-bas, il a eu la chance de rencontrer Gaspard Steiner, le fameux philosophe paysan qui a été le premier à sensibiliser les Français aux désastres écologiques de notre planète…

Dans les campagnes, ça fait bien longtemps que les dévots ont accepté la présence de curés africains dans leurs églises, seule alternative à la fermeture des lieux de culte…

Théo oublie que ceux qui seraient prêts à accepter la révolution écologique ne sont pas nombreux, y compris au sortir d’une pandémie. Jérôme l’affirme souvent lors de ses interminables débats avec Marion : les pauvres veulent désormais jouer aux riches. Même en France, ils ne manifesteront jamais pour un changement radical de société. S’ils bloquent le pays, ce sera pour réclamer plus de consommation, plus de McDo, de centres commerciaux et d’écrans 4 K . Sans le savoir, ils manifesteront pour ce monde ultra-libéral, pour le droit à en être, à faire partie de l’élite qui se gave, qui profite, qui dépense sans compter, qui gaspille des ressources à l’infini dans un monde fini.

Lu en décembre 2020

« Naturel, pour le meilleur et pour le reste » de Marie Drucker et Sidonie Bonnec

Petit détour, aujourd’hui, par l’écologie, le naturel, le bio dans notre vie de tous les jours avec ce livre :

Résumé de l’éditeur :

« Comme vous, nous sommes assaillies tous les jours d’informations et d’alertes : attention, il y a des perturbateurs endocriniens dans notre gel douche, du mercure dans le poisson, des composés organiques volatils dans nos meubles… C’est vertigineux ! Comme vous, nous sommes inquiètes et souhaitons le meilleur pour notre famille et pour nous. Mais comme vous, nous étions… paumées !
Alors, depuis quelques années, nous enquêtons pour vivre et consommer le plus naturellement et simplement possible. Naturel pour le meilleur et pour le reste, c’est un guide pour prendre soin de soi sans faire de mal à la planète… Alimentation, beauté, maison, enfants et animaux de compagnie, nous vous donnons nos conseils et nos coups de cœur.
Comme dans notre précédent guide – Maman pour le meilleur et pour le reste – nous ne prétendons pas être exhaustives ni parfaites (c’est aussi pour ça que vous nous aimez !). Mais ce guide a été conçu avec l’aide de spécialistes, de médecins et de chercheurs.
On a pensé à tout, maintenant, pensez à vous ! »
Sidonie Bonnec et Marie Drucker

Ce que j’en pense :

Les auteures nous proposent un guide pour s’y retrouver dans ce qu’on appelle « le naturel ».

Pour ce faire, elles évoquent en premier lieu l’alimentation, la différence entre le bio, le local, les valeurs nutritives, les critères de la classification Nutriscore, les traitements reçus par les produits qu’on met dans nos assiettes, la manière d’éplucher nos légumes, fruits, les régimes à la mode, du végétarisme à la culture Végan en passant par le végétalisme, le régime sans gluten et bien-sûr comment ne pas devenir orthorexique quand on approfondit…

Puis, elles abordent les produits d’hygiène, du savon en passant par le gel douche ou le dentifrice (mais aussi le shampoing) en pain, en fournissant les recettes, sites internet pour tout faire soi-même du produit pour la douche à la lessive et aux produits pour nettoyer les sols…

Ensuite on enchaîne avec les produits pour enfants, « crèmes solaires » et comment les substituer par des produits plus sains… et on n’oublie pas nos animaux préférés…

Pour être honnête, je me suis intéressée surtout à tout ce qui concerne l’alimentation, je n’ai pas appris grand-chose car je suis prudente depuis longtemps sur ce qui va aller dans mon assiette, donc je maîtrise bien la théorie, la diététique en général, sans tomber dans les régimes farfelus, et en essayant de ne pas sombrer dans l’orthorexie justement, car à force de lire les compositions à la loupe, on finit par éliminer beaucoup de choses et ne faire confiance qu’à son potager…

En ce qui concerne les produits d’entretien et l’hygiène corporelle ou la cosmétologie, j’utilise des produits bio, ou des produits spécifiques prescrits par ma dermatologue, mais, dans emportée par l’enthousiasme écolo version Greta, j’ai acheté savon noir, bicarbonate etc. pour faire mon produit pour la lessive et… ça traîne dans la buanderie… Je me contente d’utiliser le vinaigre blanc avec quelques gouttes d’huile essentielle d’ylang-ylang comme adoucissant dans la machine ou comme produit de base pour le nettoyage…. Pour les sols c’est plus simple…

J’ai découvert au passage les vertus de l’étamine de lys pour les mites (avec les produits bio en vrac, on est obligé de cohabiter avec ces dames !)  Ou la terre de diatomée pour les pucerons par exemple.

J’ai apprécié les petits tableaux récapitulatifs, les conseils de sites internet ou d’applications, les adresses pour des produits locaux, car cela ajoute un côté ludique à l’ouvrage, sans oublier les jeux de couleurs ou de polices.

Quel que soit le thème abordé : du pain au café en passant par les lingettes ou le papier WC, les auteures nous proposent une alternative naturelle, l’endroit où l’on peut les trouver et leurs coups de cœur, ce qui peut donner des idées ou constituer simplement des rappels.

Ce livre est agréable à consulter car c’est une synthèse de choses que l’on sait le plus souvent, mais comme c’est didactique, on peut y retourner quand on veut, et de surcroît, les auteures nous proposent les avis de spécialistes, de tout bord, pour étayer leurs démonstrations.

Un grand merci à NetGalley et aux éditions Fayard qui m’ont permis de découvrir ce livre et de connaître le travail de Marie Drucker et Sidonie Bonnec qui ont déjà concocter un opus du même style sur le rôle de la mère…

J’insiste sur le côté ludique et pratique du livre, on peut l’ouvrir à la page qui nous intéresse et picorer et les auteures étrillent gentiment au passage, certaines dérives de la société de consommation, comme par exemple, l’achat de papier toilette blanc …

Petit bémol : il m’a été impossible de lire la version e-book car il fallait passer par un site pour e-pub et celui-ci débloque complètement (et de toute manière, il est difficile de lire les tableaux ou les illustrations), donc j’ai dû l’acheter… Entre une liseuse qui rend l’âme, et ADE qui fait des siennes, j’ai parfois l’impression que le sort s’acharne mais il faut s’accrocher, ce serait un comble de sombrer dans le complotisme…


#Naturelpourlemeilleuretpourlereste #NetGalleyFrance

8/10

Les auteures :

Marie Drucker présente le magazine « Infrarouge » tous les mardis soir sur France 2. Elle est également réalisatrice et productrice de documentaires et de fictions avec sa société No School Productions.

Sidonie Bonnec est journaliste. Tous les jours, elle anime « La curiosité est un vilain défaut » sur RTL, avec Thomas Hugues, et « Tout le monde a son mot à dire » sur France 2 avec Olivier Minne.

Extraits :

Attention !

Les fruits et légumes sont les aliments très touchés par les résidus de pesticides… Certaines catégories de pommes, poires ou pèches cumulent jusqu’à 36 traitements en moyenne. Une fois qu’on a dit ça et qu’on a bien flippé, qu’est-ce qu’on fait ?

On privilégie les fruits et les légumes bios, on réduit les intermédiaires, on déniche les producteurs « comme avant » que l’on connait et qui nous assurent la traçabilité et des produits sains. Et on mange de saison.

Café : le moulu s’oxyde plus vite, donc on préfère le café en grains. L’astuce qualité : privilégiez une forme ovale, il ne doit pas y avoir de brisures récurrentes et sa couleur ne doit pas être uniforme. Et les dosettes ? Certainement pas ! L’emballage le contamine avec des produits chimiques.

Lu en juillet 2020