Publié dans Tombé des mains

« Tel père, telle fille » de Fabrice Rose

Place à un polar, aujourd’hui avec ce livre que je n’ai même pas pu terminer:

Résumé de l’éditeur :

Visite au parloir de la maison d’arrêt de Fresnes. Alexandra, vingt-quatre ans, exige de son père l’impensable : qu’il abandonne sa vie de braqueur et devienne le père dont elle a toujours rêvé. Mais comment résister à une existence dopée à l’adrénaline ? Deux mois plus tard, Marc Man s’évade.

Contrairement aux apparences, pour Alexandra, c’est un coup de chance : quand Marc apprend qu’elle est menacée par une bande de racketteurs fous dangereux, il organise une chasse à l’homme d’une rare férocité. Et, tant qu’à faire, il monte un casse spectaculaire. Dans la canicule d’août, chacun révèle sa vraie nature et les cadavres commencent à s’aligner.

« Plongez dans les ténèbres avec ce père prêt à tout pour sauver sa fille ! » Olivier Marchal.

Ce que j’en pense :

Le roman démarre plutôt bien : Alex vient voir son père au parloir. Il est en prison depuis qu’elle est enfant, détenu classé dangereux car auteur de vols à mains armée, évasions spectaculaires…

Elle est venue sans le prévenir et souhaite lui dire son ras-le-bol de cette situation et qu’elle veut un vrai père, donc qu’il arrête…

Le prologue est très intéressant car promet une réflexion sur la difficulté d’être la fille d’un braqueur, et son envie de construire une vraie relation.

Ensuite, tout part en vrille : son père s’évade une nouvelle fois et son ami Ludo disparaît, lui laissant un sac contenant une grosse somme d’argent.

Mais, il s’agit, ni plus ni mins que de la « Zakat » l’impôt musulman (270 720 euros en coupures de 500, 200, 100, 50, 20 et 10) que payent les fidèles.

Évidemment, Ludo se fait coincer par l’Émir et ses sbires et on a droit à des scènes de violence, (le terme tortures serait plus adapté).

A la page 36 (sur un livre qui en compte de 236 !) j’ai décidé que cela suffisait, avec des clichés comme « l’Émir qui torture, puis se lave les mains rajoute une prière pour que cet acte de torture sur un mécréant soit absous ipso facto !) …

Définitivement pas pour moi… J’ai choisi ce polar, d’après le résumé de l’éditeur, et la petite phrase d’Olivier Marchal, figurant sur le bandeau « plongez dans les ténèbres ». Certes côté ténèbres j’ai été servie, mais je ne m’attendais pas du tout à cela.

A l’exception d’Alex, tous les personnages sortent de l’imagination de l’auteur nous précise-t-on d’emblée.

Un grand merci, néanmoins à NetGalley et aux Editions Robert Laffont La bête noire qui m’ont permis de découvrir ce roman d’un auteur que je n’avais encore jamais lu…

#Telpèretellefille #NetGalleyFrance

L’auteur :

Fabrice Rose est né en 1953, d’un père français, pilote de chasse, héros discret de la Seconde Guerre mondiale, et d’une mère anglaise. Ancien braqueur, il a toujours obéi à ces deux principes légués par son père : « Jamais le sang ne doit couler pour de l’argent » et « La parole vaut l’homme ». Parce que sa fille le lui demandait, il a renoncé à sa vie d’incarcérations et de libertés. Le romancier qu’il est devenu s’est nourri de cette promesse. Sans être autobiographique, cette histoire est un peu la sienne.

Extraits :

Les extraits émanent tous du prologue….

Blonde, cheveux très courts, de grands yeux bleus dans un visage poupin, un corps élancé sapé vintage, Alex est le type de jolie fille que l’on imagine plus facilement dans une BD que mêlée à la chorale des proches venant voir leur détenu.

Elle tente de gouverner sa vie sans la verrouiller à l’amour mille-feuille qu’elle ressent pour son père. Un amour qui s’émiette parfois quand le souvenir de ses désertions afflue. Adolescente, Alex lui a exprimé ses colères noires, elle lui a dessiné ses douleurs d’enfant, lui a même signifié à quinze ans qu’il n’était qu’un père biologique, mais jamais elle n’a rompu le lien…

Elle n’était pas plus haute que trois golden quand sa mère l’y a amenée pour la première fois, puis elle se revoit adolescente y revenir seule. Rien n’a changé, ils ont juste ôté les plexis.

Elle ne l’a pas averti, elle veut lui parler, a besoin de ce huis clos pour lui dire combien sa vie altère la sienne.

Alex… il en a souri malgré son opposition à ce qu’elle vienne s’humilier ici. Le sang ne trahit pas, et qu’il l’admette ou pas, son émoi en la voyant adoucit la dureté habituelle de son regard.

Je ne peux rien gommer de ma vie, tu espères quoi ?

— Que tu arrêtes, que tu sois là, que je ne souffre plus de t’imaginer enfermé, recherché ou abattu. Je veux que tu arrêtes, je veux un père présent, je veux mon père…

Silencieux il la regarde droit dans les yeux, regard qu’elle soutient, comme elle s’appuie à l’amertume des plaisirs simples qu’ils ne vivent jamais ensemble. L’armure de son père se lézarde, il a beau garder une distance lucide avec les reproches d’Alex, il savait qu’un jour ou l’autre elle les lui balancerait.

Tombé des mains en février 2020

Auteur :

Psychiatre à la retraite, je peux enfin m'adonner à ma passion. Lectrice assidue depuis le CP, je profite de ma retraite pour parler de mes livres, de mes coups de cœur, de mes déceptions aussi... ma PAL est gigantesque, il me faudra trois vies encore pour en venir à bout.

10 commentaires sur « « Tel père, telle fille » de Fabrice Rose »

    1. le début était bien, conforme à ce que le résumé m’avait « vendu » mais je n’ai pas pu supporter la violence cela fait remonter des scènes d’attentat par exemple…
      J’ai appris qu’il y avait un impôt musulman (probablement du style du denier du culte, mais pas sûre que cela relève du libre arbitre 🙂

      J'aime

    1. j’ai des périodes polars quand je suis fatiguée notamment ou quand j’ai lu des romans durs…
      Je venais de terminer Les patients du docteur Garcia » et « Marlène » des romans puissants alors envie d’une pause mais pas le bon choix…

      Aimé par 1 personne

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