Publié dans Littérature Royaume-Uni, Polars

« Un pique-nique presque parfait » de Faith Martin

Je vous parle aujourd’hui de Tome 2 de la série Loveday et Ryder que j’ai pu découvrir grâce à une opération « masse critique » spéciale organisée par Babelio :

Résumé de l’éditeur :

Été 1960. Après une fête de fin d’année organisée par les étudiants de St Bede’s College sur les berges d’une rivière, le corps d’un certain Derek Chadworth est retrouvé flottant dans les eaux de Port Meadow. Et si tous les jeunes gens présents sur les lieux affirment que la mort de Derek est accidentelle, aucun d’entre eux ne peut attester avoir bel et bien aperçu l’étudiant à la fête. Confronté à des témoignages vagues qu’il juge peu crédibles, le Dr Clement Ryder décide d’ouvrir une enquête, assisté de la jeune policière Trudy Loveday, qui entreprend de se faire passer pour une étudiante de St Bede’s College. Trudy arrivera-t-elle à gagner la confiance des élèves et percer le mystère qui entoure la mort du jeune homme le plus populaire de l’université ? Car une chose est sûre : Derek Chadworth n’était pas un étudiant comme les autres…

Ce que j’en pense :

Le corps d’un homme a été retrouvé, flottant dans la rivière à Port Meadows, lors d’un pique-nique bien arrosé. Il s’agit de Derek Chadworth. Parmi les témoins du drame, étrangement, personne n’a rien vu, c’est tout juste si on pense qu’il était là. Tous els témoignages se ressemblent étrangement, comme si les étudiants avaient tous répété leur leçon avant. Il faut dire, que le « chef » est un notable, dont le père est influent…

Le Dr Clement Ryder relève des failles lors des témoignages et obtient qu’une enquête soit ouverte pour déterminer s’il s’agit d’un accident ou d’un meurtre. Il demande au chef de la police de lui adjoindre Trudy Loveday, stagiaire, pour l’aider dans son enquête car il a déjà travaillé avec elle, avec succès, sur une précédente affaire, ce que le chef n’apprécie guère, mais comme il n’apprécie pas que des femmes entrent dans la police, il accepte…

Ce roman propose une enquête intéressante, sur fond de sexisme, nous sommes en 1960, alors les femmes qui travaillent ne sont pas vues d’un bon œil et cela donne des réflexions savoureuses sur le sexisme dans la police, mais aussi sur l’influence des nobles sur ladite police : un coup de fil suffit pour bloquer une enquête pour que le rejeton ne soit pas inquiété !

On se promène avec plaisir dans la campagne anglaise et le duo Loveday et Ryder est plutôt attachant, même si parfois on a l’impression de se retrouver dans un épisode de « Barnaby » ce polar léger, sans hectolitres d’hémoglobine, mais plutôt orienté psycho-sociologique, est intéressant et se consomme sans modération.

Dès que j’ai découvert le livre dans ma boite aux lettres, je me suis précipitée dessus pour le lire, il faut dire que la couverture était alléchante, et en plus, il me permettait de commencer le challenge du « Mois anglais »…

C’est le premier livre de l’auteure que je lis, et j’ai vraiment envie de découvrir le premier opus de ce duo: « Le corbeau d’Oxford »

Un grand merci à Babelio et aux éditions Harper-Collins de m’avoir permis de faire la connaissance de ce duo fort sympathique et de l’auteure que je découvre.

7,5/10

L’auteure :

Faith Martin, également connue sous son véritable nom, Jacquie Walton, est l’auteure de nombreux romans policiers à succès. Née à Oxford et amoureuse de la campagne anglaise, elle situe nombre de ses romans dans le cadre bucolique de la région oxonienne.

Extraits :

Comme souvent avec les polars, j’ai relevé peu de citations, est-ce dû au fait qu’il s’agit d’un polar, ou à l’immersion dans l’action ?

Coroner depuis deux ans, Clement avait appris à lire les jurys aussi clairement que ses livres de médecine autrefois. Quelle que soit l’affaire, il s’était aperçu que tous les jurys présentaient certains points communs.

Par exemple, la majorité des jurés avaient conscience de la responsabilité qui leur incombait, et cela les inquiétait. C’était particulièrement visible dans les cas de suicide, où aucun d’eux ne voulant ajouter à la détresse de la famille endeuillée en s’appesantissant sur les raisons du passage à l’acte de leur proche, ils préféraient inclure dans leur verdict la formule « alors qu’il n’était pas en pleine possession de ses moyens »

Vraiment, la jeunesse d’aujourd’hui avait un comportement extraordinaire. Ils se déplaçaient sur des mobylettes Vespa bruyantes et avaient l’air ridicule avec leurs chaussures pointues et leur cheveux gominés. Elle se réjouissait simplement de n’avoir jamais vécu à Brighton, étant donné les problèmes qu’ils avaient eu là-bas avec les rockers ou Dieu savait quoi…

Lu en juin 2020

Auteur :

Psychiatre à la retraite, je peux enfin m'adonner à ma passion. Lectrice assidue depuis le CP, je profite de ma retraite pour parler de mes livres, de mes coups de cœur, de mes déceptions aussi... ma PAL est gigantesque, il me faudra trois vies encore pour en venir à bout.

11 commentaires sur « « Un pique-nique presque parfait » de Faith Martin »

    1. j’en ai 2 ou 3 dans ma PAL cela va me permettre de varier un peu (Virginia Woolf » et si j’ai le temps « Le cœur de l’Angleterre » de Jonathan Coe 🙂
      j’aime bien ce type de challenge car je découvre des auteurs comme dans « le mois de l’Europe de l’Est  » notamment ! c’est une émulation

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    1. je ne connaissais pas ce duo, et j’ai pris suffisamment de plaisir pour me procurer le T1
      je n’ai pas l’impression que les romans qu’elle a publiés à son nom soient disponibles pour le moment (inconnue sur Babelio en tout cas)

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    1. je n’ai dû lire qu’un ou deux livres de PD James je vais tenter d’y repenser!
      en fait j’ai commencé à lire des polars très tard,avec Mary Higgins-Clark qui me plaisait bien au début, puis ronron, alors j’ai tenté P. Cornwell devenue trop trash, je suis plus fidèle E. George;..
      Je me lasse assez vite car je trouve qu’ils finissent tous par surfer sur la vague,se laissant porter par leur succès…
      Idem avec les hommes d’ailleurs pas de sexisme 🙂

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    1. l’Angleterre en 1960 avec les clichés sexistes dans la police, la puissance des Pairs, c’est bien décrit et l’intrigue est intéressante, on ne devine pas la fin au milieu du livre…
      Ce n’est pas péjoratif quand je fais allusion à Barnaby car j’aime cette série (j’ai un faible pour les séries anglaises, elles ont beaucoup de classe la plupart du temps 🙂

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  1. Je vois que tu as eu du plaisir à découvrir ce tome 2 et en effet c’est bien de lire du coup le tome 1 en premier ! Une série que je découvrirai avec plaisir à l’occasion quand je reprendrai le chemin de la médiathèque (pour l’instant je pioche dans leur offre numérique restreinte mais c’est déjà ça et tout ce que j’ai à la maison !) Merci pour ta présentation

    Aimé par 1 personne

    1. j’ai eu beaucoup de plaisir à le lire et à tenir à nouveau un vrai livre dans les mains!
      pour la BM c’est compliqué, elle fonctionne en drive mais changement de bibliothécaire à l’automne, et pas de nouveautés alors je fais mes provisions sur NetGalley et j’ai eu de bonnes surprises finalement 🙂

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