« L’invité(e) de trop » de Lucy Foley

Je vous propose aujourd’hui un intermède polar pour me remettre de ma précédent lecture avec ce livre :

Résumé de l’éditeur :

Un mariage sélect. Treize invités. Un cadavre.

RSVP… À vos risques et périls !

Un mariage au large de l’Irlande, sur une île belle et sauvage. Julia, à la tête d’un magazine, est déterminée et ambitieuse ; Will une étoile montante de la télé-réalité. La fête se doit d’être à l’image de leur insolente réussite : tenues de créateur, décor somptueux et hôtes triés sur le volet. Le réseau mobile est peut-être capricieux et la mer agitée, pourtant chaque détail a été planifié d’une main experte par la wedding planner.

Mais la perfection est toute théorique, les invités bien trop humains. Au fur et à mesure que le champagne coule, le ressentiment et l’envie remplacent la joie et les vœux de bonheur. Et après un black-out, voilà qu’on crie au meurtre…

Enfin publié en France, L’Invité(e) de trop s’est déjà vendu à plus d’un million d’exemplaires au Royaume-Uni, et est en cours de traduction dans 39 pays. 

Ce que j’en pense :

Bienvenue sur Inis an Amphora, alias l’île du Cormoran, où l’on s’apprête à célébrer le mariage de Julia qui règne sur un magazine, et Will qui s’est fait connaître grâce à une émission de téléréalité. Tous les deux sont beaux et riches, on l’aura compris vue l’ampleur des festivités et le lieu choisi. Le décor est somptueux mais la tempête se lève, accompagnée de coupures d’électricité, des crispations, car les témoins du marié ont fêté l’enterrement de la vie de garçon quelques jours auparavant de manière étrange.

On fait ainsi la connaissance de Johnno, le témoin de Will, Femi, Angus, Duncan et Peter, avec l’alcool qui coule à flots. Et du côté de la mariée, Olivia, sa demi-sœur, Charlie son « meilleur ami » et son épouse Hannah…

Les garçons se sont, pour la plupart rencontrés dans un collège où ils étaient internes, collège dirigé d’une main de fer par le père de Will. On comprend très vite qu’il s’est passé quelque chose de grave à l’époque que cela pourrait bien exploser à tout moment. Mais qu’est ce qui peut bien réunir toutes ces personnes différentes ?

Certains personnages m’ont plus comme, Aoife, la wedding planner, ça sonne plus exotique qu’organisatrice de mariage, mais pas d’anglicisme et son époux qui fait office de cuisinier, ou encore Olivia, la demi-sœur de Julia, traumatisée par une rupture sentimentale ainsi que Hannah, mariée très jeune à Charlie cet ami si proche (trop ?) de Julia … j’ai adoré en haïr d’autres, notamment Will bien sûr, mais Julia également trop parfaite, trop sûre d’elle, qui écrase tout le monde et qui veut tout le monde à ses pieds.. Et cette île magique m’attire beaucoup par son côté sauvage imprégné de mystères et de légendes.

J’ai aimé la manière de présenter l’histoire, avec alternance passé récent ou ancien et présent, découvrir peu à peu la personnalité de chacun, mais j’aurais aimé plus de suspense…

Très bon moment de lecture donc, qui tombait à pic après avoir refermé « Real life », mais j’aurais aimé une fin plus grandiose, du style « Le crime de l’Orient Express » d’Agatha Christie.

Un grand merci à NetGalley et aux éditions Presses de la Cité qui m’ont permis de découvrir ce roman et son auteure

#Linvitéedetrop #NetGalleyFrance !

7/10

Autrefois éditrice de fiction, Lucy Foley vit désormais de sa plume à Londres. Auteure de romans historiques et de thrillers, elle enchaîne les best-sellers. L’Invité(e) de trop est le premier à être publié en France et a été traduit dans 39 pays.

Extraits :

Les lumières s’éteignent. En un clin d’œil, tout est plongé dans le noir. La musique s’arrête. Sous le barnum, les invités poussent des cris et s’agrippent les uns aux autres… Impossible de voir et d’entendre quoi que ce soit ; le vent s’emporte et rugit en couvrant les voix.

Dans ce métier, aucun secret ne nous échappe. On voit ce à quoi personne d’autre n’a accès – les convives seraient sans doute prêts à tuer pour de tels ragots. Lorsque l’on organise un mariage, on ne peut pas se permettre d’ignorer quoi que ce soit. Je dois composer avec les plus petits détails, guetter sous la surface les plus infimes remous, ceux qui pourraient se changer en tourbillons et emporter mes préparatifs si je n’y prends pas garde.

Un mariage est une portion de temps, soigneusement découpée, dont je peux faire quelque chose d’abouti, de parfait, un souvenir à chérir une vie durant, une perle conservée d’un collier brisé.

Inis an Amphora, ou l’île du Cormoran, s’étend sur 3 kilomètres, plus longue que large. Elle est constituée d’un bloc de granit émergeant « majestueusement » de l’Atlantique, à quelques kilomètres des côtes du Connemara. Elle est presque entièrement recouverte de tourbe…

Mais ainsi va la nostalgie ; ainsi nous tyrannisent ces souvenirs d’enfance, si parfaits dans leur halo doré.

En levant les yeux, je l’aperçois : un gros cormoran perché au sommet de la chapelle en ruine, ses ailes noires ouvertes pour sécher, comme un parapluie cassé. Un cormoran sur la flèche d’une église : mauvais présage. L’oiseau du diable c’est comme ça qu’on l’appelle, par ici. Cailleach dhubh, « la sombre mégère », le porteur de mort. Espérons que les mariés ne sont pas au courant… ou qu’ils ne sont pas du genre superstitieux.

Lu en août 2022

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