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« Apeirogon » de Colum McCann

Je vous parle aujourd’hui d’un livre très particulier et d’une chronique que j’ai eu du mal à simplifier, tant elle ressemblait à une dissertation de quinze pages ou plus. Il s’agit donc de :

Résumé de l’éditeur :

Apeirogon. Une figure géométrique au nombre infini de côtés.

En son cœur, deux pères.

Un palestinien, un israélien, tous deux victimes du conflit, qui tentent de survivre après la mort de leurs filles. Abir Aramin, 1997-2007. Smadar Elhanan, 1983-1997. Il y a le choc, le chagrin, les souvenirs, le deuil. Et puis l’envie de sauver des vies. Ensemble, ils créent l’association « Combattants for Peace » et parcourent le globe en racontant leur histoire pour susciter le dialogue.

Et un nombre infini de côtés.

Toutes les facettes d’un conflit, qui est à la fois historique, politique, philosophique, religieux, musical, cinématographique, géographique. Une tragédie infinie qui happe le lecteur, l’absorbe, lui donne une responsabilité et l’engage à comprendre, à échanger, pour entrevoir un nouveau futur. Une tentative d’apaisement.

Une œuvre plurielle au cœur d’une tragédie infinie. Dans une forme inédite, flirtant avec la poésie et la non-fiction, Colum McCann explore les facettes du conflit israélo-palestinien, dans une quête sensorielle de deux notions essentielles : la justice et la paix.  

Ce que j’en pense :

On fait la connaissance de deux amis, que l’on va suivre tout au long du roman. L’un, Bassam, est Palestinien, l’autre, Rami, est Israélien, tous les deux sont des pères en deuil, chacun ayant une fille tuée dans ce conflit qui n’en finit pas, à coup de pierres d’un côté et de balles en caoutchouc dont le cœur est en fait constitué de métal.

Bassam a passé plusieurs années en prison après avoir lancé des grenades sur des jeeps israéliennes, et il y a subi un traitement particulièrement dur. Une fois libéré, il s’est marié, a eu des enfants, s’est construit une nouvelle vie. Il est musulman pratiquant. Sa fille Abir, a été assassinée à l’âge de 10 ans par une balle perdue alors qu’elle allait acheter des bonbons, un bracelet de bonbons pour être tout à fait précise, bracelet que son père conservera longtemps.

« La balle était faite de métal en son cœur, mais revêtue à son extrémité d’un caoutchouc vulcanisé spécial. Lorsqu’elle heurta le crâne d’Abir, le caoutchouc se déforma légèrement, puis retrouva sa forme originelle, sans causer le moindre dégât notable à la balle elle-même. »

Rami est Israélien, un « Jérulasémite de la septième génération » comme il aime à  le dire ; sa fille Smadar a été victime d’un commando palestinien qui s’est fait exploser dans une boutique où elle allait acheter de livres pour l’école.

Tous les deux auraient pu sombrer dans la haine, le désir de vengeance, mais malgré l’immensité de leur chagrin, ils décident de s’engager pour la paix, dans un groupe de discussion, « Le Cercle des parents » composé de personnes ayant perdu un enfant, un proche pendant cette guerre. Ils se réunissent dans un hôtel au milieu des pins : « l’hôtel Everest de Beit Jala, dans la zone B sur une colline faisant face à la station de baguage des oiseaux. »

On rencontre aussi leurs épouses, Salwa et Nurit et leurs autres enfants mais elles ne s’expriment pas forcément de la même manière que leurs époux, notamment le groupe de parole. Mais, chacun respecte la manière dont l’autre évolue dans le processus de deuil.

Ce roman est un OVNI : l’exercice de style en lui-même est déjà génial ; 1001 chapitres d’une intensité et d’une longueur différentes chaque fois, avec une petite touche qui ne peut que plaire au lecteur, car il y a deux chapitres 500 un pour chacun des protagonistes, le 1001 s’intercalant entre les deux et ensuite le décompte repart dans l’autre sens, de 500 à 1.

Souvent, l’auteur nous offre une image ou une photo comme contenu, ou encore une citation pour adoucir le propos :

« Chapitre 32 :  le garde-frontière qui tira la balle avait dix-huit ans. »

Chapitre 81 : « être avec toi ou ne pas être avec toi est la mesure de mon temps. » Borges

Il nous propose aussi d’autres entrées, comme autant de côté de l’Apeirogon : le funambule, les migrations des oiseaux, François Mitterrand dégustant des ortolans, la tête dissimulée sous un torchon en présence de ceux qui l’accompagnent et ne font qu’assister, le silence troublé par le bruit des os qu’il est en train de broyer. On a même la manière de préparer ses pauvres oiseaux, qui n’a rien à envier au traitement des oies et des canards pour le foie gras…

On rencontre Jorge Luis Borges arpentant les rues de Jérusalem en 1970 ou le funambule Philippe Petit qui se déplace sur un fil de quelques centimètres, habillé aux couleurs du drapeau et qui voulait en profiter pour sortir une colombe de sa poche au cours de la traversée, mais en guise de colombe on lui donné un pigeon, qui ne voulait pas s’envoler. Le pigeon a préféré voler au-dessus de sa tête, et il se demandera toujours pour quelle raison.

On rencontre au passage, Godefroy de Bouillon, les Croisades du XIIe siècle pour aller quelques instants plus tard en 1990 ou en 700 avant Jésus Christ car des constructions, des murs érigés évoquent d’autres évènements de l’Histoire. On va de Space X à la visite des camps de concentration par la Croix Rouge, l’opéra de Therienstadt, de la Kabbale à Sinead O’Connor et à la mystérieuse œuvre musicale de John Cage, « As slow as possible » extrêmement lente dont une seule est prolongée indéfiniment avant de passer à la suivante, j’ai eu l’occasion de voir un mini-reportage sur ARTE, je crois et cette note qui dure, je n’ai pas apprécié je l’avoue…

L’auteur parle souvent des migrations des oiseaux qui passent toujours dans ce couloir aérien, des frégates, des perdrix dont les noms ont été accolés à des engins de guerre : les drones perdrix, dont l’élaboration a été conçue en fonction des caractéristiques de vol des oiseaux… Et surtout, anonyme, tentant de passer inaperçu, parmi tous ces oiseaux, un dirigeable, en vol stationnaire ou du moins très lent pour tenter de passer inaperçu, rempli d’ordinateurs qui espionnent en permanence : ils pourraient même déchiffrer une plaque d’immatriculation…

On croise de nombreux autres protagonistes, tous ceux qui ont participé aux négociations de paix entre Israël et la Palestine, depuis les débuts de la création de l’État d’Israël, ceux qui ont participé à l’armement des deux camps…

Ce qui frappe, dans ce roman aux multiples entrées, c’est la capacité de résilience de Bassam et Rami qui racontent encore et encore leur drame devant des auditoires différents, ayant l’impression de répéter en boucle alors qu’en fait la narration est chaque fois différente en fonction des personnes qui écoutent.

J’ai aimé le fait que Bassam se passionne pour l’holocauste au point de rédiger un mémoire, ou encore l’anecdote des sculptures de Brancusi : « Oiseau dans l’espace » dont un exemplaire a été intercepté par les douaniers américains qui l’ont fait entrer dans la catégorie des « ustensiles de cuisine » …

J’ai adoré ce roman, car il est différent de tout ce que j’ai pu lire jusqu’à présent, la variation des thèmes abordés le processus de narration, les personnages… Tout, absolument tout. Il a 1001 portes d’entrée, autant de manières de l’interpréter car il est rempli de symboles.

Je l’ai refermé il y a bientôt quinze jours et j’ai eu un mal fou à rédiger cette chronique, car j’avais des notes partout, et dans la version e-book, des surlignages innombrables et une telle frustration de ne pas pouvoir voir les photos que propose Colum McCann que je me suis offert le livre en version papier pour avoir le plaisir de m’en imprégner, ne pas passer à côté du moindre détail.

Je me rappelle avoir eu les mêmes difficultés avec « Boussole » de Matthias Enard, avec des piles partout sur la table, des notes, des sous-notes et peut-être même sous-sous-notes et je n’ai jamais pu rédiger ma chronique…

En fait, cette chronique ne plaît pas encore car je pars dans tous les sens (1001 bien-sûr !) et elle est nettement en dessous de ce que j’ai pu ressentir en lisant ce roman, j’espère que l’auteur ne m’en voudra pas si par miracle il s’avérait qu’il tombe dessus !

La couverture est à l’image du récit, très belle : sur fond noir des milliers d’oiseaux dorés qui volent de concert, et perdus aux deux extrémités deux colombes blanches, Bassam et Rami, Palestine et Israël en paix…

Un grand merci à NetGalley et aux éditions Belfond qui m’ont permis de découvrir ce roman et la plume de l’auteur que j’ai très envie de retrouver avec par exemple « Et que le vaste monde poursuive sa course folle »

#Apeirogon #NetGalleyFrance

L’oiseau dans l’espace de Constantin Brancusi

L’auteur :

COLUM McCANN est né en 1965 à Dublin et vit aujourd’hui à New York. Lauréat des prestigieux prix de littérature irlandaise Hennessy (1992) et Rooney (1994) pour ses nouvelles, il est l’auteur de trois recueils : La Rivière de l’exil, Ailleurs, en ce pays et Treize façons de voir.

On lui doit également six romans : Le Chant du coyote, Les Saisons de la nuit, Danseur, Zoli, Et que le vaste monde poursuive sa course folle – prix littéraire du Festival du cinéma américain de Deauville, élu Meilleur Livre de l’année par le magazine Lire et lauréat du prestigieux National Book Award – et Transatlantic, tous parus chez Belfond et repris chez 10/18.

Il est aussi le maître d’œuvre d’Être un homme (Belfond, 2014), qui rassemble 75 textes d’auteurs majeurs de la scène internationale pour son association, Narrative 4, et d’un texte à dimension autobiographique, Lettres à un jeune auteur (Belfond, 2018).

Les droits d’adaptation cinématographiques d’Apeirogon ont été achetés par Steven Spielberg.

Extraits :

La salle comportait deux grands canapés, une longue table et huit chaises rouges. Personne, au début, ne s’assit sur les canapés. Ils s’assirent aux deux extrémités de la table et les mots par lesquels ils pouvaient se désigner les uns les autres, étaient déjà chargés : musulman, arabe, juif, soldat, terroriste, combattant, martyr, occupant, occupé. Onze personnes en tout : quatre Palestiniens, sept Israéliens…

Peu à peu, Bassam se rendait compte que leur vrai point commun était que tous avaient un jour voulu tuer des gens qu’ils ne connaissaient pas.

Il parlait à des universitaires, des artistes, des écoliers, des Israéliens, des Palestiniens, des Allemands, des Chinois, à qui voulait l’entendre. Des groupes chrétiens. Des scientifiques suédois. Des délégations de la police sud-africaine. ; Leur pays, leur disait-t-il, avait été rédigé sur une toile minuscule. Israël pouvait tenir dans le New-Jersey. La Cisjordanie, était plus petite que le Delaware. On pouvait faire entrer quatre bandes de Gaza dans Londres…

Peu importait, s’ils répétaient les mêmes mots à longueur de temps. Ils savaient que les gens auxquels ils parlaient les entendaient pour la première fois : ils étaient au début de leurs propres alphabets.

Il avait appris que le remède au destin était la patience.

La question qu’il (Einstein) souhaitait poser à Freud était celle-ci : estimait-il possible de guider le développement psychologique de l’humanité, de façon à la rendre résistante aux psychoses de la haine et de la destruction, libérant ainsi la civilisation de la menace permanente de la guerre.

Il commença à travailler à son mémoire de maîtrise : « L’holocauste, usage et abus de l’Histoire et de la mémoire ». Il le rédigea à la main. Il pensait en arabe mais écrivait en anglais. Il savait que ce n’étaient pas des idées nouvelles, qu’elles l’étaient seulement pour lui. Malgré tout, il se sentait comme un explorateur. Il s’était naufragé en pleine mer.

Le plus grand Jihad, dit-il, était la capacité à parler. Voilà ce qu’il faisait présentement. Le langage était l’arme la plus tranchante. Elle était puissante. Il voulait la manier. Il devait se montrer prudent. Mon nom est Bassam Aramin. Je suis le père d’Abir. Tout le reste provenait de là.

Comment, au juste, se demanda Bassam plus tard, comment Spielberg aurait-il filmé la balle en caoutchouc en train de fendre l’air ? Où aurait-il placé la caméra ?

Mitterrand disait que son ultime diner – les ortolans – réunirait en un seul repas le goût de Dieu, la souffrance du Christ et le sang éternel des hommes.

Rami savait pertinemment qu’ils devaient l’observer de temps en temps. Son téléphone était sans doute sur écoute. Ça ne le dérangeait plus. Il avait perdu tellement plus que ce qu’ils pouvaient surveiller…

Je répète : les nombres amicaux sont deux nombres différents reliés en ce sens que, quand on additionne tous les diviseurs stricts – à l’exception du nombre originel lui-même – les sommes de leurs diviseurs son égales…

Elle (Salwa) ne se rendait pas au Cercle des parents. Elle ne participait pas aux réunions de femmes. Non pas qu’elle fût en désaccord avec elles, mais c’était son silence, elle le savait.

A certaines choses, Rami le savait, il n’y avait pas de réponses à offrir, pas même à soi.

Sept siècles plus tard, une œuvre de John Cage devait être jouée dans la cathédrale. La partition de huit pages avait pour titre as Slow as Possible. Aussi lentement que possible. Le but de la musique était d’étirer les notes afin qu’elles résonnent, sans interruption, pendant encore six cent trente-neuf ans.

… La première note vibra dans toute la cathédrale en 2003. Dix-sept mois plus tard, une note fut ajoutée et la tonalité changea. Cette tonalité demeura ensuite constante : un bourdonnement.

Lu en octobre novembre 2020

Auteur :

Psychiatre à la retraite, je peux enfin m'adonner à ma passion. Lectrice assidue depuis le CP, je profite de ma retraite pour parler de mes livres, de mes coups de cœur, de mes déceptions aussi... ma PAL est gigantesque, il me faudra trois vies encore pour en venir à bout.

42 commentaires sur « « Apeirogon » de Colum McCann »

    1. il est vraiment très original et passionnant car on passe d’un thème à l’autre, comme par association d’idées, et les parties douloureuses sont en quelque sorte adoucie…
      Il vaut mieux le lire en version papier sinon, une partie du plaisir est gâchée, les photos sont trop petites entre autres 🙂

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  1. Sûr que je vais le lire ce roman, mais peut-être en privilégiant le format papier ! Tout d’abord pour cette sublimation de la souffrance et puis certainement aussi pour le format littéraire ! Merci bcp pour ce retour qui donne envie, vraiment ! 😉

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    1. la version papier est vraiment préférable…quand j’ai vu qu’il me plaisait beaucoup je l’ai acheté car les photos étaient trop peu visibles et la numérotation par exemple je serais peut-être passée à côté de 2 fois 500 (le côté repartir de 500 à 1 , je m’en serais probablement rendu compte)
      j’avais trop de choses à dire, c’est encore touffu mais je suis contente d’avoir donné envie de le lire 🙂

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  2. Tu as eu du mal mais nous ne nous en apercevons pas car ton billet m’a accroché tout de suite, les extraits sont super et ce que tu en dis tu t’en doutes me donne vraiment envie de le lire vite…
    Le sujet forcément est plus que passionnant. Comme toi je n’ai jamais rédigé de chronique après ma lecture de « Boussole » c’est amusant je trouve, alors que j’avais eu moins de mal à rédiger « Rue des voleurs » que j’avais adoré. C’est ainsi que lorsque ça nous touche de près on a du mal à prendre du recul. Merci pour cette superbe chronique

    Aimé par 2 personnes

    1. le conflit israélo-palestinien m’intéresse depuis longtemps alors retrouver des éléments qui ont marqué la création puis l’espoir de 2 états par exemple, et tout ce que l’auteur met en inter-relation de manière subtile, c’est vraiment réussi, le procédé littéraire a lui tout seul est génial…
      Pour « boussole » c’était moins mon univers, donc il y a des choses je devais apprendre et digérer pour écrire et je n’y suis pas arrivé.
      J’espère qu’il te plaira car il vraiment à part 🙂

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  3. Ta critique est parfaite, tu n’as pas à t’en faire 😉
    C’est effectivement une sacrée claque mais je n’ai pas trouvé le récit « agréable » à lire (en même temps il dénonce une guerre donc…). C’est à la fois haché et touffu, diablement hardu… mais c’est un beau message de paix et un livre inclassable c’est vrai.

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    1. le récit est ardu au début, car on a envie de savoir où l’auteur veut nous emmener…
      Après je me suis laissée porter car chaque fois qu’il parle d’autre chose cela tempère les effets de la guerre, il faut être attentif mais quand on commence à comprendre le fonctionnement du procédé littéraire, il ne reste que le côté plaisir de lire…
      c’est un roman que je suis sûre de relire car je suis sûrement passée à côté de quelques symboles,et je pense aussi que cela doit être différent en fonction de l’état d’esprit du moment (du lecteur) 🙂

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      1. Ardu sans h, c’est mieux effectivement…
        Oui c’est en effet un livre qui doit être lu et relu, sans aucun doute. Peut être, à l’occasion. Même si j’ai eu du mal à me laisser porter, ce n’en fut pas moins une lecture forte !

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  4. Ton billet donne tout à fait envie, et le thème est incroyablement tentant, mais pour être honnête, pour moi s’ajoute « pas tout de suite ». Je crains que cela me demande trop d’attention et de disponibilité d’esprit…

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    1. finalement, il m’a plutôt aidée à sortir de blues et de l’apathie dans lesquels j’étais tombée ces derniers mois… Je me suis concentrée sur le style, les évènements que je connaissais moins et ces deux familles m’ont vraiment plu…avec l’éternelle question : qu’est-ce que j’aurais fait dans leur cas…

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      1. il y a beaucoup de photos ou dessins en guise de chapitre et elles sont trop petites pour être appréciées , et l’avais besoin de tenir dans les mains, le feuilleter pour retrouver des réflexions donc c’était plus agréable 🙂

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  5. je n’ai pas eu de difficultés à entrer dans le livre, j’ai beaucoup aimé les a côtés avec les oiseaux, etc., j’ai reconnu la qualité et l’originalité littéraires, mais, comment dire, j’ai senti que ça allait être à la fois sensible comme histoire et connu. Attendu, peut être. j’ai donc stoppé ma lecture (sans doute aussi la taille du bouquin?)
    Désolée. Mais je reconnais que tu en as fait un magnifique billet.

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      1. Figure toi que j’ai regretté mon abandon et comme le livre est toujours là, je l’ai repris. Pareil, je suis vite revenue dans ma lecture! Affaire à suivre. La forme ne me gêne toujours pas, bien au contraire.

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    1. c’est justement ce côté a priori éparpillé (c’est seulement en apparence car il y a une cohésion) qui permet d’entrer dans l’histoire sans pathos
      j’aime bien quand un roman sort de l’ordinaire et me fait réfléchir ou réviser sur le plan historique ou culturel 🙂

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    1. l’exercice littéraire est déjà passionnant et ce roman fonctionne une peu comme la libre association en psychanalyse alors on a des repères très vite…
      Les deux héros ont une démarche vraiment intéressante, un peu comme les deux Allemands, l’un Juif dont la famille a été déportée et l’autre fils de Nazi qui font des conférences dans les écoles…
      Tout m’a plu dans ce roman 🙂

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    1. il part aussi dans plusieurs directions mais le lien reste, les digressions sont là pour étayer la réflexion..
      Ceci dit « et que le vaste monde poursuive sa course folle » me semble moins logique, selon la citation que j’ai pu lire sur ton blog:-)
      j’ai très envie de le lire, mais j’attends un peu pour ne pas être tentée de comparer 🙂

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  6. Et bien ! Moi aussi je rejoins la liste des très tentées … D’autant plus que je garde de mes lectures de cet auteur un souvenir plutôt agréable, mais aussi l’impression d’un style un peu plan plan … J’avais vraiment accroché à Les saisons de la nuit, moins à Danseur et encore moins à Zoli, du coup, je ne me serais absolument pas intéressée à ce titre, si je n’avais pas lu ta chronique. Merci !

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  7. Heureuse que tu aies aimé autant que moi ♥ Ta chronique est très inspirante, bravo ! J’ai été comme aspirée dès les premières lignes de cette histoire. J’ai déjà prévu de l’offrir à plusieurs personnes ! Mon livre le plus marquant de 2020.

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    1. pour moi aussi c’est le plus marquant de l’année. Tout m’a plu dans ce roman la construction est fabuleuse j’ai adoré le suivre dans les méandres… j’ai eu un peu de mal au début, mais, cela n’a pas duré.
      J’ai bien l’intention de l’offrir aussi 🙂

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