« Sans retour » de Tom Clearlake

Toujours dans ma quête de varier les genres littéraires, voici un roman que je ne risque pas d’oublier, mais pour les raisons habituelles :

Résumé de l’éditeur :

Lors d’un séjour à la montagne, John Gardner, dirigeant d’un groupe de sociétés, et sa famille, reçoivent amis et associés dans un lodge luxueux, au cœur des Rocheuses. Au deuxième jour, une tempête de neige se lève. Les routes sont bloquées. Les réseaux hors-services. Ils se retrouvent coupés du monde.

Quand le blizzard cesse, dix-huit jours ont passé. Les occupants du lodge sont secourus et placés en observation. Cinq d’entre eux sont portés disparus. 


Les survivants sont extrêmement amaigris. Et en état de choc. Ils ne parleront pas. Ils garderont le secret.

Le plus atroce des secrets.

Ce que j’en pense :

John Gardner, milliardaire à la tête d’une société créée par son père et son oncle qui ont investi dans la scierie, décrochant des coupes de bois ici et là dans l’irrespect total de ce qui peut arriver aux gens qui habite dans ces forêts (des Amérindiens par exemple ou d’autres populations autochtones selon le pays où ils ont sévi) a décidé d’emmener sa famille dans un lodge hérité de l’oncle Jeffrey, en plein cœur des Montagnes Rocheuses. Dans sa grande bonté, il a emmené avec lui son associé Jack, sa femme Gina et ses enfants, et deux autres couples avec lequel il est « en affaires ».

Tout se passe pour le mieux dans ce complexe luxueux avec salle de sport, jacuzzi entre autres, mais le blizzard se lève, de plus en plus violent avec la neige qui tombe sans arrêt.

On a droit aux jérémiades des ados privés d’Internet, réseaux sociaux jeux vidéo and Co mais il y a une antenne parabolique qui permet de mettre en place les connections jusqu’à ce que, tempête oblige, l’antenne est pulvérisée par la chute d’un arbre.  

Le blizzard s’intensifie, et il faut se rationner, et vont commencer les conflits entre égo, et cela va durer 18 jours, au terme desquels les hélicos vont les repérer, les hélitreuillés, dans un état physique et psychique déplorable.

Un policier Wesley, alias Wes, fraichement débarqué dans la région va recueillir le témoignage des survivants, car il en manque à l’appel… Wes est surpris par ces déclarations qui sont toutes les mêmes, sous la houlette de John et décide de mener sa petite enquête… Que s’est-il passé dans ce lodge, pour que les protagonistes en sortent dans un tel état ?

Ce huis-clos que nous promet l’éditeur m’intriguait, alors j’ai décidé de me lancer dans la lecture de ce roman, toujours dans l’idée de découvrir d’autres genres littéraires, et j’ai été servie : on a droit à tout ce qui peut exister dans l’horreur, (mais je préfère quand c’est Stephen King) la violence dépasse tout ce qu’on peut imaginer, avec des tueurs féroces, des évadés de prison, du chantage, racket et l’auteur pose un question jusqu’où peut-on aller quand on crève de faim, jusqu’au cannibalisme ?

Je suis allée jusqu’au bout du récit, haletant il faut bien le reconnaître, et je considère que c’est déjà un exploit, mais j’ai eu du mal et j’ai fini, le cœur au bord des lèvres, dans tous les sens du terme.

La morale de cette histoire ? Je vous laisse imaginer. En tout cas, c’est une expérience qui a été dure, voire traumatisante et cela m’étonnerait que je me laisse tenter par un autre livre de l’auteur.

Je n’ai rien divulgâché et je fais une chronique réduite à sa plus simple expression, pour ne dégoûter personne, ce qui est, je le répète, un exploit et je pense que ce livre aura sûrement des adeptes…

Un grand merci à NetGalley et aux Moonligth éditions qui m’ont permis de découvrir ce roman et son auteur

#Sansretour #NetGalleyFrance

4/10

L’auteur :

Pour en savoir plus sur Tom Clearlake, je vous conseille d’aller jeter un coup d’œil sur son site :

https://www.tomclearlake.com/

Quelques extraits choisis parmi les plus légers :

Au-dessus des forêts, dans la voûte céleste, le tissu de lumière des constellations continuait sa lente rotation. Le froid était encore descendu. Sa lame glaciale fauchait le peu de vie qui subsistait dans les bois. Bientôt ce fut au tour de la lune d’être emportée par des hordes de nuages noirs… Une à une, les étoiles disparurent à leur tour et le ciel, les arbres et les montagnes ne furent plus qu’un même espace obscur, sans forme distincte. Alors, les premiers flocons se mirent à tomber.

L’avantage avec la cocaïne, c’est qu’on est toujours en super forme. L’inconvénient, c’est qu’on a tendance à se croire immortel. Et le jour où on arrive au bord du précipice, lancé à pleine vitesse, il est trop tard pour freiner.

Je me dis qu’on est peut-être en train de vivre une sorte d’apocalypse, causée pour mettre un terme à l’absurdité dénoter civilisation.

Mais avait-il vraiment existé comme une personne entière ? Ou était-il seulement l’illusion d’un homme, un être composé de toutes pièces par les circonstances de son existence de dirigeant ? Personne n’avait jamais entendu ce qu’il avait au fond de lui. Ce qu’il était réellement. La vie l’avait bâillonné.

Lu en mai 2021

17 réflexions sur “« Sans retour » de Tom Clearlake

  1. Le pitch est tentant, mais ce que tu en dis, beaucoup moins. Je ne supporte plus les thrillers qui vont trop dans l’horreur. Je n’ai lu qu’un Stephen King (Misery) et cette lecture fut pour moi cauchemardesque, au point que j’allais sur Google pour savoir ce qui allait se passer et ainsi, pouvoir sauter des chapitres ! Donc vraiment pas pour moi !

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  2. Je te comprends quand c’est trop, c’est trop, je ne suis pas tentée en ce moment…Merci de ta présentation et surtout merci de nous prévenir, je ne suis hypersensible que dans la vraie vie, pas dans mes lectures, mais il y a tout de même une limite à ne pas dépasser… et ce huis-clos a l’air de les dépasser justement. Je n’ai jamais entendu parler de cet auteur et je comprends que tu te sois laissée tenter, je pensais à un bon polar vu la couverture, et bien je passe !

    Aimé par 1 personne

    1. pour moi, il faut que la morale soit sauve à la fin ici il n’en est rien on torture et on tue pour la plaisir, et pour « résister » on n’hésite pas à aller jusqu’au cannibalisme
      j’ai l’impression qu’il ne va pas s’effacer comme ça de ma mémoire…
      comme dirait Coluche, j’ai voulu le changement, j’ai été servie 🙂

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