Publié dans Essai, Tombé des mains

« Coexistence » de Richard de Clausade

Je vous parle aujourd’hui d’un essai que j’ai choisi en accès direct sur NetGalley, attirée par la très jolie couverture et le résumé :

Résumé de l’éditeur :

Bonjour,

Très tôt dans la vie, je me suis aperçu qu’au fond, depuis toujours, j’étais en colère et, mieux encore, que du plus puissant au plus petit d’entre nous, j’étais loin d’être le seul !

Mais en colère pourquoi ? Contre qui ? Contre quoi ?

Tout simplement contre le monde, puisque, somme toute, il est mal foutu.

N’est-ce pas d’ailleurs la raison qui fait que chaque génération dépense une énergie considérable :

– pour les uns, à vouloir le changer…

– et pour les autres, à vouloir nous changer…

Le tout… sans jamais y parvenir ?

Mais alors pourquoi, malgré le temps passé, l’expérience acquise, l’intelligence, la sagesse, la religion, la philosophie, les arts, la science, le progrès… voire les révolutions, les guerres, les massacres… le monde s’obstine-t-il, encore et toujours, à être mal foutu et nous, encore et toujours, imparfaits ?

Voilà une bonne question ! Et pourquoi, à défaut d’y répondre, ne pas tenter d’y réfléchir ?

Ce que j’en pense :

Cela commençait plutôt bien avec cette citation pleine d’humour :

« Réfléchir ne rapporte souvent rien, mais ne pas réfléchir coûte toujours très cher »

(vieux philosophe chinois qui n’a jamais voulu dire son nom même sous la torture…

L’auteur dit « bonjour » à son lecteur en lui expliquant qu’il était depuis toujours en colère

« Tout simplement contre tout le monde, puisque, somme toute, il est mal foutu. »

Ce livre comporte quatre parties dont les titres semblaient prometteurs, notamment la première : « la théorie des poissons rouges » : on met des poissons dans un aquarium, avec des plantes, des pierres ou coquillages et on voit ce qui se passe : s’ils ne s’entendent pas, doit-on modifier le contenu de l’aquarium ou séparer les poissons ? agir sur le contenant ou sur l’individu si on veut extrapoler.

Et par conséquent, comment faire le tri ? séparer ce qui revient à l’individu et ce qui revient au collectif, pour en arriver à la notion d’individu collectif : individu car entité unique, collectif, car ne pouvant pas se passer d’autrui…

Puis petite explication sur l’inné et l’acquis, considérations sur l’alimentation : manger pour vivre ou vivre pour manger, en gros, ou la nécessité d’autrui ou encore, la capacité de nuisance…

Et soudain, la phrase de trop :

La « mise en relation » crée donc une interaction entre tous les membres de « l’ensemble », d’où émerge une interdépendance absolue entre eux.

Là, stop, je n’avais pas envie de me prendre la tête avec ces élucubrations, et j’ai laissé tomber à la page 20 (117 pages en tout). Soit, je suis allergique à la « sociologie » soit ce n’était pas le bon moment, je ne vais même pas chercher à me poser la question.

Un grand merci à Netgalley pour cet acte (choix) manqué, une fois n’est pas coutume !

Extraits :

Mais alors pourquoi, malgré le temps passé, l’expérience acquise, l’intelligence, la sagesse, la religion, la philosophie, les arts, la science, le progrès… voire les révolutions, les guerres, les massacres… le monde s’obstine-t-il, encore et toujours, à être mal foutu et nous, encore et toujours, imparfaits ?

On le comprend, s’il a un pouvoir de vie et de mort sur les poissons rouges, le collectionneur n’a ni le pouvoir de les améliorer, ni celui de les concilier ou même de les réconcilier.

C’est ici que se situe la différence entre l’inné (nécessité et capacité) et l’acquis (expérience, connaissance).

 En effet, nous pouvons utiliser nos capacités :

– soit pour simplement soulager nos nécessités : il faut manger pour vivre ;

– soit pour faire de l’assouvissement de ces nécessités une source de plaisir : l’art culinaire, qui n’est rien d’autre que le résultat de notre capacité à choisir et accommoder les aliments, ne fait-il pas évoluer l’assouvissement de notre nécessité de manger, du simple soulagement… au plaisir ?

   – soit encore pour augmenter nos capacités de nuisance : la connaissance des aliments ne nous permet-elle pas d’empoisonner qui nous voulons 

Si je ne veux pas que mon voisin m’agresse, je dois moi-même renoncer à l’agresser.

Il en découle qu’on ne demeure « ensemble » que si les termes de la nature « d’individu collectif » de chacun trouvent à s’assouvir dans le « jeu social ».

Abandonné au bout d’une heure le 19 février 2020

12 commentaires sur « « Coexistence » de Richard de Clausade »

      1. Bien entendu, je te rejoins dans la démarche. Essayer de penser davantage à soi, se faire plaisir. Il m’est arrivé encore récemment de poursuivre une lecture qui ne me plaisait pas. J’ose enfin continuer en diagonale. Je ne sais si cela se dit en France ? 🤓 ou carrément abandonner. Je me disais que je m’infligeais par obstination une lecture qui ne me plaisait pas. C’était une erreur de ma part. Bonne soirée. Geneviève

        Aimé par 1 personne

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