Publié dans Littérature française

« Ballade irlandaise » de Philippe Olagnier

Je vous parle aujourd’hui d’un livre que j’ai choisi pour son résumé et pour l’Irlande:

 

 

Résumé de l’éditeur :

 

Se sentant pris au piège par sa vie étouffante, routinière et sans saveur, un homme bouleverse son quotidien et part en quête d’aventures.

Son voyage le conduit en Irlande, un pays en proie à de vives luttes identitaires.

Charmé par les contrées irlandaises, il se prend d’amitié pour de charismatiques irlandais, et se retrouve embarqué malgré lui dans un conflit idéologique.

Horrifié devant le massacre du Bloody Sunday, le 30 janvier 1972, et entraîné par les circonstances, notre héros est alors contraint de choisir son camp.

Mais jusqu’où ira-t-il pour protéger et soutenir ses amis ?

Laissez-vous happer par ce roman qui vous plongera dans les heures les plus sombres de l’histoire irlandaise !

 

Ce que j’en pense:

 

L’auteur nous raconte l’histoire d’un homme, dont on ne sait pratiquement rien au départ, qui décide de quitter la France, vendre tout ce qu’il a pour aller vivre en Irlande.

Il s’intègre assez bien dans la communauté du petit village où il a trouvé une maison isolée.

« Tu es un peu comme un apatride, privé de tes racines essentielles. Alors tu cherches, si tu veux survivre d’autres racines, ou d’autres terroirs ou replanter les tiennes »

Un jour, lors d’une procession pacifiste, tout va exploser : c’est le 30 janvier 1972, connu sous le nom de Bloody Sunday. Face aux catholiques pacifistes, sans armes, qui marchent en compagnie d’un prêtre, il y a des blindés, des paras qui tirent à balles réelles. C’est une tuerie au cours de laquelle un jeune homme ? John Jack s’effondre, il a pris une balle en pleine tête.

Certes, les relations entre catholiques et protestants n’ont jamais été simple, mais là on atteint un niveau supérieur et il va falloir choisir de se battre derrière le parti nationaliste, le Sinn Fein ou résister simplement à l’occupant anglais.

Notre homme, surnommé Grenouille par les gens du village, parce qu’il vient de France,  qui connaissait bien le jeune homme, va s’investir par amour et par attachement à « la cause ».

Ce roman démarrait très bien, je pensais découvrir beaucoup de choses sur le Bloody Sunday, la violence des Anglais, qui pratiquait activement la torture…

Mais, car il y a vraiment un MAIS, ce livre regorge de fautes, d’orthographe, de syntaxe, de grammaire (imparfait du subjonctif remplacé par passé simple entre autres) : j’ai mis quelques perles dans les extraits. Cela me faisait des nœuds dans le ventre, et me donnait une envie furieuse de balancer la liseuse contre le mur ! (On reconnaît là ma patience légendaire !) ce que j’aurais fait s’il s’était agi d’un vrai livre.

J’espère que c’est une mauvaise adaptation en version électronique, ou qu’il n’y a pas eu de relecture, sinon, ce serait catastrophique, d’autant plus qu’il y a une réflexion intéressante; en outre, ce roman est très court, alors tout est survolé.

Je remercie NetGalley ainsi que les éditions Librinova qui m’ont permis de tenter cette expérience.

#Balladeirlandaise #NetGalleyFrance

 

L’auteur

 

Chef d’entreprise, diplômé en management stratégie et marketing de L’IFG, institut français de gestion.
Auteur de deux essais sur le management : « happy businness ou remettre l’humain au centre de l’entreprise«  et «  Brèves de management «  et d ‘un essai sociétal : « Lettres à Marianne ».

 

Extraits

 

Tout est retranscrit en mode « copié collé » je tiens à le préciser…

 

Mais en définitive, il ne se sentait en cet instant qu’une marionnette qui vivait dans l’illusion d’une perte de liberté totale, que le système et ses outils numériques en plein développement, avaient rendu servile et malléable à souhait.

 

Le silence s’installait en lui.

             Le sacré n’a pas besoin d’église, ni de textes, ni de règles, encore moins de clergé.

             Il est dans ces moments simples :

             Quand l’homme retrouve dans le grand temple de la nature, la place humble qui est la sienne, et ou, dans ces moments quasi initiatiques, la matrice originelle de la terre le décharge, mieux que quiconque, de tous les maux de son existence profane.

 

Et une vision d’apocalypse : Les blindés chargés de paras font irruption dans Rossville Street. Le massacre commence alors…

             Des jets de pierre désespérés d’enfants vers les troupes de chocs.

             Des balles qui sifflent partout, et percutent les murs.

             Mais, pas que.

             Le père Dally, qui depuis le début défilait en tête, était agenouillé à terre, les yeux débordant de larmes, et implorant le ciel :

             Le jeune John Jack, qui marchait à ses côtés, s’était effondré.

             Une balle en pleine tête venait d’ôter la vie à ce jeune homme, qui bouillonnait de vie, et d’utopie militante.

             En ce sinistre jour du 30 janvier 1972, 14 manifestants subirent la même fin injuste.

 

L’Europe politique se construisait pas à pas, mais se construisait, même avec les anglais, ce qui ne manquait pas de le faire rire intérieurement.

 

On arrêtait sans formalisme ni encadrement juridique depuis des mois, au sud de BELFAST , dans les terribles H BLOCKS, plus de trois cent détenus républicains, vivaient nus, subissait la torture sans que les anglais ne fléchissent dans leur dureté, malgré les pressions internationales.

 

IL comprit le moment précieux, vertigineux, rare, qu’il était en train de vivre.

             Aller plus loin dans le soutien, c’était passer de la neutralité bienveillante, a l’engagement : ce moment précis où, on se donne comme réalité de choisir un camp.

             IL apprenait de manière concrète, que ce n’est que dans l’épreuve, dans le trouble, qu’on trouve cette énergie, qu’il ne voulait pas encore nommer courage, et qui fait passer du stade de la pensée utile à l’action.

 

Les perles :

Sec, grand et large, le cheveu ras, hors mis cette grande mèche frontale de cheveux roux, qui laissait se découvrir de manière intermittent, un regard qui se portait haut et fier, celui de ceux qui veulent vivre en paix, mais qui le cas échéante, savent en découdre. On retrouvera plusieurs fois cette orthographe…

 

Mais quand sa main frappa son épaule d’un tape virile mais emprunté d’une vraie fraternité, et mais emprunte d’une vraie fraternité, tout en répétant» allez la grenouille, on accélère »…

 

Selon la tradition irlandaise, la depuis fut sortie de la petite chapelle villageoise, ou de toute façons, tous n’avaient pu entrer, et le visage fut offert, une dernière fois à la vision de tous

Il fallait lire dépouille

 

Le poisson n’était pas vif, car pour bonne partie relevé déjà de l’après-midi, et il a allé être mélangé avec du plus frais encore frétillant, relevé vers minuit, tandis qu’ils prenaient le large.

 

 

Lu en décembre 2019

Auteur :

Psychiatre à la retraite, je peux enfin m'adonner à ma passion. Lectrice assidue depuis le CP, je profite de ma retraite pour parler de mes livres, de mes coups de cœur, de mes déceptions aussi... ma PAL est gigantesque, il me faudra trois vies encore pour en venir à bout.

2 commentaires sur « « Ballade irlandaise » de Philippe Olagnier »

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