Publié dans Tombé des mains

« Rouge impératrice » de Leonora Miano

Je me décide enfin à écrire une chronique sur ce livre que j’ai téléchargé au tout début du mois de septembre :

 

 

Résumé de l’éditeur :

 

Le lieu : Katiopa, un continent africain prospère et autarcique, presque entièrement unifié, comme de futurs États-Unis d’Afrique, où les Sinistrés de la vieille Europe sont venus trouver refuge.

L’époque : un peu plus d’un siècle après le nôtre.

Tout commence par une histoire d’amour entre Boya, qui enseigne à l’université, et Illunga, le chef de l’Etat.

Une histoire interdite, contre-nature, et qui menace de devenir une affaire D’État.
Car Boya s’est rapprochée, par ses recherches, des Fulasi, descendants d’immigrés français qui avaient quitté leur pays au cours du XXIème siècle, s’estimant envahis par les migrants. Afin de préserver leur identité européenne, certains s’étaient dirigés vers le pré carré subsaharien où l’on parlait leur langue, où ils étaient encore révérés et où ils pouvaient vivre entre eux. Mais leur descendance ne jouit plus de son pouvoir d’antan : appauvrie et dépassée, elle s’est repliée sur son identité.

Le chef de l’Etat, comme son Ministre de l’intérieur et de la défense, sont partisans d’expulser ces populations inassimilables, auxquelles Boya préconise de tendre la main.
La rouge impératrice, ayant ravi le cœur de celui qui fut un des acteurs les plus éminents de la libération, va-t-elle en plus désarmer sa main ?

Pour les « durs » du régime, il faut à tout prix séparer ce couple…

 

Ce que j’en pense:

 

Cela fait donc plus de trois mois, que j’essaie de lire ce roman. Je l’ai commencé, posé, remis à plus tard, retenté, reposé à nouveau et à la troisième tentative, j’ai abandonné au milieu du troisième chapitre.

L’idée de départ me plaisait, situant l’action autour de 2124 (?), un nouveau Continent prospère, Katiopa, qu’on ne sait pas très bien où situer, une préférence pour l’Afrique, mais parfois, les noms font penser à l’Inde, avec à sa tête le chef Ilunga….

De l’autre côté, Boya, professeur qui s’occupe des minorités dites inassimilables. Si j’ai bien compris, il s’agit de descendants d’émigrés Français ayant lui leur pays qu’ils jugeaient envahi par les migrants….

Je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire, un peu trop capillotractée, et ni Boya ni Ilunga ne m’ont plu.

Je n’ai pas aimé le style de l’auteure, trop pompeux et parfois limite incompréhensible. Les dystopies ne me plaisent certes pas toujours, mais j’en lis quand même. J’ai vu passer beaucoup de critiques enthousiastes et je vais probablement me trouver seule à ne pas l’encenser. Ce n’était peut-être pas le bon moment pour moi de lire ce roman…

Il m’arrive rarement de laisser un livre en cours sans donner un maximum de chances à l’auteure de me convaincre.

Un grand merci à NetGalley et aux éditions Grasset qui m’ont permis de tenter l’expérience (et pour leur patience aussi !)

 

#RougeImpératrice #NetGalleyFrance

 

Extraits

 

Cette période s’était néanmoins révélée féconde pour le continent, dont las conscience désapprenait, après la haine de soi, la vaine exaltation de soi autant que la crainte d’être soi.

 

On ouvrait les yeux sur ces bizarres modalités du progrès dont la prospérité exigeait le sacrifice de l’être à l’avoir, le caprice individuel érigé en principe…

 

Ilunga voulut savoir comment on vivant avec une identité de cette nature, un nom qui ne voulait rien dire au sein de la communauté. La femme haussa les épaules, elle ne s’était jamais interrogée à ce sujet, c’était son nom, elle le portait, pas l’inverse. Le sens, c’était elle. Ce qui l’animait, les actes qu’elle posait.

 

L’aventure humaine était faite de disparitions, d’évolutions. Il en avait toujours été ainsi…

… Ils avaient été les plus puissants, redeviendraient à coup sûr les ordonnateurs du monde. Se préparant à ce futur grandiose, ils s’évertuaient à conserver les restes les plus chétifs de leur civilisation défunte, voyaient, dans la faible proportion de mélanine contenue dans leur corps, le signe d’une élection divine…

Trois tentatives de septembre à décembre 2019

Auteur :

Psychiatre à la retraite, je peux enfin m'adonner à ma passion. Lectrice assidue depuis le CP, je profite de ma retraite pour parler de mes livres, de mes coups de cœur, de mes déceptions aussi... ma PAL est gigantesque, il me faudra trois vies encore pour en venir à bout.

7 commentaires sur « « Rouge impératrice » de Leonora Miano »

    1. c’était en train de virer au cauchemar!!! pourtant, je me suis laissé du temps mais quand ça démarre mal cela devient un pensum alors…
      Je n’ai plus envie de m’imposer des trucs (même dans les lectures) ma PAL, mes bibliothèques personnelles (bientôt je vais en avoir une par genre!) débordent alors…. je garde le meilleur 🙂
      un vœu pour 2020 🙂 🙂

      Aimé par 1 personne

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