Publié dans Littérature islandaise, Polars

« Les nuits de Reykjavík » : Arnaldur Indridason

Fatigue oblige, j’alterne romans « consistants » et polars pour respirer un peu. J’ai mis plus de soin à constituer ma valise de bouquins que j’emmène, que pour celle des vêtements! comme tous les ans…Je viens de terminer un polar de mon auteur islandais préféré:

 

Les nuits de Reykjavik de Arnaldur Indridason

 

 

QUATRIÈME DE COUVERTURE

 

La mort inexpliquée d’un sans-abri qu’il croisait à chacune de ses rondes obsède un jeune policier. Intuitif et obstiné, il juge la thèse de l’accident douteuse. Dans la nuit boréale, entre foyers de clochard et planques de dealers, il sillonne Reykjavík, déterminé à résoudre ce mystère. Ce policier n’est autre qu’Erlendur.

 

 

CE QUE J’EN PENSE

C’est un plaisir de retrouver ce cher Erlendur, d’autant plus qu’il s’agit d’un retour aux sources, car on remonte des années en arrière et on le suit en patrouille avec deux coéquipiers arpentant Reykjavík la nuit sur les traces de petits actes délictueux.

Mais, la mort tragique d’un clochard qu’il a un peu connu titille ses neurones et il pressent qu’il s’agit probablement d’un meurtre, d’autant plus qu’une autre mort suspecte pointe le bout de son nez.

On retrouve la recherche méticuleuse des faits, le regroupement des témoignages que l’on connaît et qui fait la spécificité de l’inspecteur talentueux qu’il va devenir.

J’ai bien aimé ce polar, les balades dans cette ville la nuit, dans ce pays où le soleil ne se couche jamais -ou l’inverse selon la saison) et le regard que Arnaldur Indridason porte sur la détresse des clochards, la tentation de l’alcool, dans la quasi-indifférence des habitants. J’apprécie toujours la manière dont l’auteur argumente au fil des récits, en ayant toujours un phénomène de société ou un moment de l’Histoire du pays pour lui servir de trame.

Il me reste encore une ou deux aventures d’Erlendur et d’autres romans de l’auteur à découvrir….

 

EXTRAIT

 

Sentant le sommeil le gagner, il reposa son livre. Il pensait aux nuits de Reykjavík, si étrangement limpides, si étrangement claires, si étrangement sombres et glaciales. Nuit après nuit, ils sillonnaient la ville à bord d’une voiture de police et voyaient ce qui était caché aux autres: ils voyaient ceux que la nuit agitait et attirait, ceux qu’elle blessait et terrifiait. Lui-même n’était pas un oiseau nocturne, il lui avait fallu du temps pour consentir à quitter le jour et à entrer dans la nuit; mais maintenant qu’il avait franchi cette frontière, il ne s’en trouvait pas plus mal. C’était plutôt la nuit que la ville lui plaisait. Quand, dans les rues désertes et silencieuses, on n’entendait plus que le vent et le moteur de leur voiture. P 77

 

 

LU EN JUIN 2019

Auteur :

Psychiatre à la retraite, je peux enfin m'adonner à ma passion. Lectrice assidue depuis le CP, je profite de ma retraite pour parler de mes livres, de mes coups de cœur, de mes déceptions aussi... ma PAL est gigantesque, il me faudra trois vies encore pour en venir à bout.

11 commentaires sur « « Les nuits de Reykjavík » : Arnaldur Indridason »

  1. Je l’ai beaucoup aimé aussi, bien que ce soit le second de la série avec Erlendur et que j’ai commencé par lui, je compte la poursuivre…Je viens de lire les deux premiers tomes de sa nouvelle trilogie des ombres et je les présente cette semaine. Moi aussi c’est un auteur que j’adore 🙂 Bonne continuation…et bon dimanche

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