Publié dans BD

« Le Périple de Baldassare : T1 de Joël Alessandra

Je vous parle aujourd’hui d’une BD, en trois volumes, tirée d’un livre d’Amin Maalouf que j’ai adoré en 2000… ce premier tome a pour sous-titre :  « Le centième nom »

 le periple de Baldassare BD T1 le centième nomJoël Alessandra

Quatrième de couverture :

1665. Quatre longs mois nous séparent encore de l’année de la Bête, et déjà elle est là. Son ombre voile nos poitrines et les fenêtres de nos maisons.

Comment a débuté cette folie ? Des citations du prophète affirment qu’il y a un Nom Suprême à prononcer pour écarter ce danger. Il repose dans les pages d’un livre mythique : Le Centième Nom. Baldassare, libraire émérite, se lance à la recherche de cet ouvrage mythique…

Une adaptation délicate et sensuelle du roman éponyme d’Amin Maalouf.

Ce que j’en pense

Baldassare Embriaco, originaire de Gênes, tient une boutique de livres rares, héritée de son père, Tomaso, lorsqu’un jour, il voit entrer un voyageur en provenance de Moscovie qui lui parle pour la première fois d’un manuscrit :  « Le centième nom ».

Nous sommes en 1665 et on voit arriver avec crainte 1666, année de la bête, synonyme d’apocalypse, la seule façon d’éviter le chaos étant de prononcer le centième nom de Dieu (le Prophète en a recensé quatre-vingt-dix-neuf dans le Coran).

« Des citations du prophète affirment qu’il y a bien un nom suprême qu’il suffirait de prononcer pour écarte n’importe quel danger, pour obtenir du ciel n’importe quelle faveur. Noé le connaissait, dit-on , et c’est ainsi qu’il aurait pu se sauver avec les siens lors du déluge »

Un jour, un vieux sage le lui offre et il le vend à un chevalier français, ce qu’il regrette très vite et se lance à sa poursuite avec ses neveux et une femme mystérieuse abandonnée par son époux, il y a longtemps, et qui désire recouvrer sa liberté. Mais chaque fois qu’on s’approche, des évènements bizarres se produisent…

La BD commence comme le roman : l’écriture des carnets de souvenirs de Baldassare, les dessins de Joël Alessandra sont magnifiques, , notamment les couleurs (les différents tons de bleu sont à couper le souffle), l’architecture des bâtiments, les attitudes, les vêtements des protagonistes, leur manière d’évoluer dans les rues, tout cela m’a plu,  on se croirait dans les mille et une nuits.

C’est bien fait, mais je n’ai pas retrouvé la magie de l’Orient et la quête du héros que j’avais ressenties en lisant le roman et de surcroît, c’est un crève-cœur de voir les dessins de Tripoli, Homs, Alep, entre autres en sachant qu’il reste des ruines…

Un bel échange entre Baldassare et Maïmoun, bijoutier à Alep :

« Lorsque la foi devient haineuse, bénis soient ceux qui doutent.

Nous sommes tous des égarés ! »

J’aime beaucoup Amin Maalouf, comme chacun le sait, et « Le périple de Baldassare » m’a beaucoup plu en 2000, quoi que moins bon que « Léon l’Africain », excellent roman que j’ai relu avec le même plaisir des années plus tard.

Le Moyen-Orient, (comme l’Extrême-Orient), me fascine depuis longtemps et, à travers ses romans, Amin Maalouf m’a fait découvrir, au début des années quatre-vingt, sa culture, son histoire, ses poètes…

L’époque actuelle, mon avancement en âge jouent-t-ils un rôle ?  Ai-je besoin du roman, de la prose, du récit plutôt, pour laisser libre cours à mon imagination ? Je ne sais pas. Pour en avoir le cœur net, j’ai ressorti le livre, pour m’y replonger.

Petite déception donc, mais je vais tenter de lire le deuxième tome, pour ne pas avoir de regret.

Extraits

http://www.planetebd.com/bd/casterman/le-periple-de-baldassare/le-centieme-nom/13003.html

le périple de Baldassare planche 1 T1

Lu en mai 2017

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3 commentaires sur « « Le Périple de Baldassare : T1 de Joël Alessandra »

  1. Je suis parfois (souvent) déçue moi aussi par l’adaptation d’un roman. Oui, la magie de celui-ci, c’est de permettre à l’imagination de vagabonder. L’adapter en images, que ce soit en BD ou en film, c’est nous apporter sur un plateau la vision du réalisateur qui n’est pas forcément la même que la nôtre.

    Aimé par 1 personne

    1. c’est exactement ce que je ressens,
      dans le roman on a aussi la petite musique de l’auteur, (du conteur serait plus exact) les odeurs d’épices et il y a également plusieurs niveaux d’interprétation.
      avec la BD, on a une impression de « prédigéré »

      Aimé par 1 personne

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