Publié dans 19e siècle, Littérature russe

« La femme d’un autre et un mari sous le lit » de Fiodor Dostoïevski

Et voilà, une rechute… je suis tombée sur une critique de cette nouvelle de Dostoïevski et je n’ai pas pu résister…

la femme d'un autre et un mari sous le lit de Fiodor Dostoïevski

 

Résumé

Persuadé que sa femme le trompe, Ivan Andréiévitch est prêt à tout pour confondre l’infidèle. Il la suit et la guette pendant des heures, il l’espionne et ouvre son courrier à la recherche d’une preuve, il se cache et se ridiculise…

 

Ce que j’en pense

Une autre corde de plus à l’arc de Fiodor Dostoïevski, il peut être drôle !

Il nous livre ici, une comédie sur la jalousie et le mari trompé, ou qui croit l’être, un récit proche du Vaudeville. Mais bien sûr, avec sa touche personnelle avec un héros tourmenté qui interprète tout en fonction de sa présomption.

La nouvelle est composée de deux parties : dans la première, Ivan espionne sa femme, prenant un passant à témoin ce qui donne un long dialogue qui permet de penser qu’il pourrait s’agir de l’amant présumé.

Dans la deuxième partie, c’est beaucoup plus drôle, avec un comique de situation et des échanges savoureux. En fait, il s’agissait au départ de deux nouvelles différentes écrites en 1848  : »La femme d’un autre » et « Le mari jaloux » que l’auteur a réunies à son retour du bagne.

Il y a beaucoup de dialogues, comme au théâtre et des scènes très drôles, notamment dans la deuxième partie, où il se trouve dans un appartement, caché sous le lit avec celui qui est censé être l’amant de sa femme, car ils se sont trompés d’appartement. Il s’en suit un échange truculent, alors que le couple de propriétaires discute dans cette chambre !

Un texte très drôle, mais féroce, ironique car il insiste sur le côté ridicule du personnage, qui au départ, est dans le déni (il enquête pour un ami !) et de sa jalousie et l’épisode du chien est à lui seul un moment de fou-rire. En fait, ce texte aurait pu être écrit directement  pour le théâtre, et il a d’ailleurs été adapté, en 2015, par la jeune troupe des « Nuits humides »…

Challenge XIXe siècle 2017

 

Extraits

Le voilà le bonheur de la famille… Hier c’était lui qui rendait cocus les maris, aujourd’hui il boit le calice…

D’habitude, Ivan Andreievitch avait grand plaisir à ronfler une heure ou deux à l’opéra italien. Il disait même à ses amis, parfois, que c’était agréable et doux.  « La prima dona miaule comme une chatte blanche sa berceuse ! » Mais, des mois avaient passé depuis la dernière saison, et maintenant hélas, Ivan Andreievitch, même chez lui, ne dormait plus la nuit.

On affirme que la musique a ceci de bon, qu’on peut mettre les impressions musicales en harmonie avec n’importe quelle sensation. Un homme joyeux percevra de la joie dans les sons, un homme triste y entendra la douleur. Ce fut une tempête qui siffla dans les oreilles d’ Ivan Andreievitch.

Je ne me tairai pas. Je ne vous permettrai pas de donner des ordres. Certainement, vous êtes l’amant. Si on nous découvre, je ne suis en rien coupable. J’ignore tout.

Lu sur ebooks libres et gratuits

 

Lu en mars 2017

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6 commentaires sur « « La femme d’un autre et un mari sous le lit » de Fiodor Dostoïevski »

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