Publié dans Littérature française

« Le pêcheur d’étoiles » de Roxane-Marie Galliez

Je vous parle aujourd’hui d’une pépite que j’ai découverte en 2014,  grâce à Masse critique de Babelio et aux éditions Aethilla…

 

Le pêcheur d'étoiles

 

Résumé

          Sur les rives d’or de la Phénicie, Barbar attend l’aube. Il réfléchit dans la l’obscurité de la nuit et se demande s’il est heureux et où se situe le bonheur, à l’intérieur de soi, à l’extérieur… il va voir son ami Petrus qui vit en ermite dans la montagne car il a bien compris que lui avait trouvé le bonheur dans la solitude et la méditation.

          Petrus lui conseille de se demander s’il est un sédentaire ou un nomade, ce qui est déjà une première piste que Barbar va explorer en quittant son village pour aller explorer le monde. Il rencontre un géant, le fauconnier qui se dit chef d’orchestre de l’Univers et lui fait survoler son village dans une machine et lui confie une plume. Il prend alors conscience de l’immensité du monde qui l’entoure notamment de l’océan et peut-être sa place est-elle là ?

          Il va rencontrer ainsi différents personnages qui lui font découvrir le monde : Baal le potier, le prieur, le marchand d’or dont il épouse la fille et le pêcheur d’étoiles …

Ce que j’en pense :

          Ce petit récit est en fait un conte philosophique, une leçon de sagesse. Barbar au fil des expériences apprend la vie, l’immensité de l’univers, à construire quelque chose de ses mains, il apprend aussi la patience et la confiance (lorsque quelqu’un lui commande 1000 pots qu’il exécute sans savoir si l’acheteur reviendra les chercher.

          Il apprend l’importance des rêves et la nécessité de les réaliser avant qu’il ne soit trop tard. Il apprend que l’autre n’est pas forcément un ami et qu’il faut être vigilant, mais aussi que l’on apprend de ce qui nous blesse. Il découvre ce qui fait un homme avec ses défauts et ses qualités, et que l’on construit sa vie comme un ouvrage. C’est aussi une histoire d’amour et une quête de l’identité.

          C’est le premier livre de Roxane Marie GALLIEZ qui me passe entre les mains et je remercie vivement  Babelio et les éditions Aethilla  pour ce magnifique cadeau. En effet, ce livre est à déguster, chaque chapitre est une leçon de sagesse, simple, sans que l’auteur se prenne pour un gourou.

          Le texte est très bien écrit, les mots chantent, c’est un long poème en prose dont on ne veut et ne peut pas sortir, car on reçoit ici des leçons de vie. Ce texte va m’accompagner au cours de ma vie par sa profondeur et sa simplicité. L’auteure passe en revue tous les enseignements de la méditation et on retrouve des points communs avec la philosophie Zen.

          Il est joliment préfacé par Christian BOBIN et présenté avec une couverture qui incite à la méditation, au calme mental. Encore une auteure que je vais suivre car son itinéraire, sa réflexion me plaisent car ils sont proches des miens.

Note : 9/10

 

Extraits :

         Assis sur les rives d’or de la Phénicie Barbar attend l’aube et décide de partir chercher le bonheur et repeindre le ciel au fond de lui. P 13

 

          … Et peut-être la lune n’a-t-elle pas choisi d’être Lune, peut-être désirait-elle être soleil, et la vie en a décidé autrement. Que serait le monde, si elle refusait d’être ce que l’Univers a prévu qu’elle soit ? P 17

 

          … Le nomade n’est pas à la recherche d’un asile, le nomade porte son refuge à l’intérieur de  lui et il n’a pas besoin d’une terre pour s’enraciner. Le nomade est enraciné à l’Univers par l’esprit, ses pieds sont libres, seule son âme est accrochée aux nuages. P 19

 

          Il apprit l’humilité devant ce que l’on crée il apprit à recommencer ce qui était imparfait, il apprit qu’il ne fallait pas hésiter à briser pour mieux reconstruire, et que dans ses mains, il possédait le pouvoir de bâtir. P 29

 

          Barbar comprenait. Comme le chef d’orchestre, le prieur se sentait utile aux autres. Et soudain, Barbar souhaita plus que tout connaître ce sentiment de plénitude, lui qui se sentait aussi creux que les pots. P 32 

 

          Je suis pêcheur d’étoiles. Sais-tu que les étoiles de mer sont des rêves échoués ? Je les pêche pour les remettre dans le ciel, là où est leur place, là où elles étaient à l’origine. Chaque fois que tu trouves un étoile de mer, rappelle-toi que c’est un rêve qui a été abandonné. P 54

 

          Barbar apprit alors à apprivoiser le temps, à compter les grains de sable, à compter les étoiles, il apprit à attendre sans compter, il apprit, enfin, à aimer sans attendre. P 66

 

Lu en octobre 2014

 

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9 commentaires sur « « Le pêcheur d’étoiles » de Roxane-Marie Galliez »

    1. je suis d’accord. de toute façon, il faut suivre notre intuition dans le choix des lectures.
      en ce moment j’ai besoin de retourner au 19e pour me ressourcer,les temps sont durs… je suis immergée dans « L’Idiot » de Dostoïevski, relecture passionnante…

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